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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 14:30

Randonnée du 3 janvier 2013

Album photos associé:  Belles-Ombres

 

Les fêtes de fin d'année étaient passées, nous avions tous besoin de  bouger pour éliminer les excès digestifs de cette période où l'on passe plus de temps à table qu'en randonnée... !

Il avait bien neigé depuis le début de l'hiver, il était temps de rechausser les raquettes.


Première destination de cette année, la Chartreuse, les "Hauts Plateaux" et plus précisément, la crête des Rochers de Belles Ombres.


 002 le grand pré de La Plagne


Comme "d'hab", il fait très froid sur le parking. Nous ne traînons pas pour nous équiper et nous nous réchauffons dans la montée du grand pré de La Plagne.


004 la Tête de Lion

 

 

En levant les yeux vers les rochers qui nous dominent et en observant bien, on peut apercevoir "la tête de lion", forme particulière constituée par les rochers, les dalles, les grottes... ! Étonnant !



 

 

La montée jusqu'au Pas de l'Alpette est soutenue. Ça chauffe vite.

 

005 montée sous le Pas de l'Alpette


L'avalanche habituelle qui descend dans la forêt sous le col est déjà partie. Pas étonnant, car les cumuls de neige depuis le début de la saison sont déjà très importants.


L'arrivée au Pas de l'Alpette est toujours aussi magique. D'un coup, le plateau se dévoile et ce jour là, avec le soleil qui inonde la montagne, la neige scintille au soleil.

 

007 Pas de l'Alpette en vue008 On y est

009 le plateau inondé de soleil


010 les chamois broutent en paix

 

Il nous faut traverser cet immense vallon suspendu, au pied de la barre du Granier où quelques chamois se chauffent au soleil bien à l'abri dans les rochers.


014 traversée du plateau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Derrière "la Porte de l'Alpette", le Mont Blanc nous surveille de loin.


De l'autre coté de cette immense étendue, on attaque « dré dans l'pentu », au milieu de la forêt, pour atteindre la crête des Rochers de Belles Ombres.

 

015 et on attaque dans la pente016 jusque là, ça va!


Je crois bien que je n'ai pas suivi correctement l'itinéraire que j'avais prévu, car nous nous sommes retrouvés à escalader des talus qui ne figurent pas dans le topo-guide, à louvoyer entre les lapiaz....


022 faudra peut-être sortir la corde...!

 

Qu'importe, avec quelques efforts et un peu de sueurs froides pour certains, nous arrivons tout de même à parvenir sur la crête.

 

023 ben voilà, on y est arrivé, je vous l'avais bien dit...!025 Grésivaudan et Belledonnes


Une grande traversée nous amène sous le Col des Belles Ombres et nous nous arrêtons pour la pause repas dans une petite clairière bien ensoleillée.

 

027 ahhh, ben là on est mieux...!


Nous continuons de descendre en direction des ruines du Habert de Barraux et arrivés sur un petit plateau, face au Pinet, nous effectuons quelques exercices avec les « D.V.A. », détecteurs de victimes d'avalanches, appelés improprement « ARVA » (ARVA est la marque commerciale d'un fabricant).

 

031 exercices avec les DVA032 on l'a trouvé, maintenant va falloir creuser!


Après une brève halte à l'alpage de l'Alpette où le refuge est tapi sous la neige, nous remontons au Pas de l'Alpette, nous retrouvons nos chamois du matin. Maurice et Bruno ont bien essayé de les attraper, mais ce fut peine perdue, les bestiaux ne se sont pas laissé faire... !

 

038 courrez plus vite si vous voulez les attraper!


La descente, aussi raide que la montée, mais dans l'autre sens (….!), fut difficile pour l'une d'entre-nous, et c'est à l'Auberge du Col du Granier que la journée s'est terminée, avec en supplément gratuit, un petit tour de chants improvisé par nos trois chanteurs du « Chœur Alpin » de Barberaz.

 

039 retour dans la vallée, vue vers la Cochette et l'Outherand

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 22:24

Randonnée du 29 décembre 2012

Album photo associé:  Trois-Bornes

 

Il fallait bien la commencer un jour cette nouvelle saison de « randonnées raquettes »

Après un premier essai sur la Pointe de la Gorgeat en Chartreuse, en petit comité et dans le brouillard, c'est dans le massif des Bauges que la saison a vraiment débuté.


Pour commencer, une petite randonnée pas trop longue, pour remettre en route les muscles sollicités par la marche avec les raquettes.

En effet l'exercice est différent de celui de la randonnée pédestre, on s'en rend bien compte le lendemain de la première sortie raquettes.


L'objectif du jour était donc « Les Trois Bornes et le Creux de Lachat », au départ de Montagny.

Dans la semaine précédente, il a beaucoup plu, jusqu'à une altitude élevée, lessivant à grands torrents la couche de neige pourtant importante en ce début d'hiver.

Le « Cœur des Bauges » se réveille sous un beau soleil, un fin ourlet de brume couvre le Chéran.

 

01 Vallée du Chéran


Il faut allez chercher la neige sous le plateau du Mariet pour chausser les raquettes.

 

02 Départ raquettes sur le sac!03 Enfin de la neige!


Ce vallon du Mariet, avec les chalets du « Mariet-Dessous » et du « Mariet-Dessus » est inondé de soleil. Au delà de la profonde gorge du Chéran, les Crêtes du Semnoz nous invitent à une prochaine randonnée.

 

04 Le Mariet Dessus05 Au fond, le Semnoz


Plus haut sur la Montagne de Bange, le Vallon de « La Revêche » porte mal son nom. Comme il est sympathique ce val perché, avec son chalet trônant au milieu de la combe. Mais pour y arriver, une petite « erreur de navigation » de ma part nous oblige à traverser un bois touffu... !

 

08 Vallon de La Revêche09 Que du bonheur...!


Le soleil commence à chauffer, le temps passant, ce sont les estomacs qui commencent à réclamer... !


10 Aux Trois BornesEncore un petit effort et nous voilà au lieu-dit « les Trois Bornes », dénommé ainsi sans-doute parce que nous trouvons à la limite de deux départements (Savoie et Haute Savoie), trois cantons (Le Chatelard, Grésy sur Aix et Alby sur Chéran) et enfin trois communes (Arith, Saint Offenge-Dessus et Cusy).



11 Casse-crôute sous les sapins

 

 

 

 

 

 

 

Le casse-croûte sous les sapins est le bien-venu. (en fait, ce sont plutôt des épicéas...!)

 

 

 

 

Un petit détour par le belvédère de la Dolca nous offre un panorama à 360°, de la Tournette au Mont Blanc, en continuant par tous les sommets majeurs des Bauges, même jusque la Meije qui pointe le haut de son Grand Pic, loin derrière les Belledonnes.

 

12 Tournette et Mont Blanc13 Le Colombier


Une descente « tot drêt dans l'pentu » nous emmène dans le Creux de Lachat, où nous trouvons une foule de randonneurs et skieurs, alors que jusque là nous n'avions croisé personne !

 

15 Vers le Creux de Lachat16


La descente raide dans la forêt, par un chemin encombré d'arbres renversés par une des dernières tempêtes sans doute, nous ramène dans les clairières au dessus de Montagny, déjà dans l'ombre, alors que le versant opposé baigne encore dans le soleil.

 

18 Retour à Montagny


Le bistrot bien sympathique de Montagny nous accueille pour le pot traditionnel clôturant cette magnifique journée.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 21:23

Randonnée du 22 février 2012 

Album photos associé:  Grand-Manti

 

C'est le "grand bleu" ce matin aux Varvats, mais la contrepartie, c'est le froid glacial qui nous saisit lorsque l'on sort de la voiture...!

 

Manti01 Froid glacial au départ

Notre objectif du jour est le sommet du Grand Manti, 900m plus haut.

Un très bon enneigement permet de chausser les raquettes au bout du parking.


 Manti02 C'est raide...!Dès la sortie du hameau, le chemin est raide, mais ça ne dure pas longtemps, un grand  "faux-plat" permet de récupérer un peu.


A l'embranchement de "Fontaine de Rigne-Baton", jugeant l'itinéraire du Sentier de Tracarta trop exposé avec l'enneigement actuel, j'opte pour le chemin qui mène vers le Vallon de Pratcel.


Manti04 En plein effort!

 

 

 

Là aussi la pente se redresse sévèrement, imposant aux valeureux randonneurs des efforts importants.


 

 

 

Manti05 Le soleil caresse déjà les falaises du Pinet

 

 

 

 

 

 

 

Le soleil se cache encore derrière les formidables falaises du Pinet, n'éclairant  que les sommets environnants.

 

 


 

 

Les dernières chutes de neige ont recouvert la forêt d'un épais tapis cotonneux, faisant ployer les branches des arbres sous lesquelles il faut se faufiler.

 

Manti08 Ambiance magique dans la poudreuse

 

Manti10 Des trappeurs en Chartreuse?

 

Le débouché dans le magnifique "Vallon de Pratcel", où des "trappeurs" ont établi leur campement, est féérique.


C'est dans la traversée vers le Habert de la Dame que le soleil nous rattrape, enfin!

 

Manti15 Trace


Sur la carte IGN vous ne trouverez pas ce nom de "Habert de la Dame"! En fait le lieu s'appelle l'Alpettaz, mais c'est bien le premier vocable qui est couramment utilisé.

En Chartreuse, un "habert" ou "abert" est un abri en pierre où les vachers logent et fabriquent le fromage, parfois accompagné d´une deuxième construction servant de grange et d´étable. Dérivé du burgonde "hariberga". (définition tirée de l'encyclopédie de Henry SUTTER, "Noms de lieu de Suisse romande, de Savoie et environs" http://henrysuter.ch/ )

 

Manti16 la Cabane de l'Alpettaz, appelé aussi Habert de la Dame

 

La cabane du Habert, je devrais dire de "l'Alpettaz" disparait presque complètement sous l'épaisse couche de neige.

Après une petite pause réconfortante l'ascension se poursuit vers la crête. Le "grand pré" de l'Alpette qui s'élance jusqu'à la crête du Grand Manti, visible et reconnaissable de bien des endroits en Chartreuse, est gravi par une belle trace régulière.

 

Manti19 Trace vers les cieuxManti20 Ca monte


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du sommet, le tour d'horizon à 360° est toujours aussi beau. La pureté de l'atmosphère en altitude permet d'apercevoir les détails des massifs qui nous environnent.


Manti21 En face, c'est BelledonneManti25


Après un casse-croute rapide et "au frais" (au fait, avez-vous déjà essayé de manger des chips avec des moufles??) la descente vers le Habert est sublîme.


Manti27 Descente de rêve...!

Manti 30 Attention à la cornich.... Ha, trop tard...!

Dans cette neige poudreuse, on a presque l'impression de voler...!


 

Certains d'entre nous vont même aller jusqu'à faire des cabrioles pour amuser leurs petits camarades (n'est-ce pas, Bruno et Maurice???)


 

 

 

 

Du Habert, restant toujours sur le registre de la prudence, nous reprenons le même chemin qu'à la montée pour rejoindre notre point de départ.

 

Au sujet de la sécurité, de la prudence, j'avais, lorsque je n'étais encore qu'au début de ma "carrière" de montagnard, un camarade un peu plus âgé que moi (j'avais 20 ans, il en avait 30...) que l'on surnommait le "vieux guide"...! Il nous avait appris une devise qu'il appliquait en permanence lorsqu'il partait en montagne:

<< La prudence fait parfois sourire, jamais pleurer! >>

Cette devise je l'ai faite mienne et la garde toujours en mémoire...!


Les Lances de Malissard et le Grand Som scintillent dans le soleil qui commencent déjà à décliner.


Manti 31 Les cimes scintillent. Le Grand SomManti32 Dernier coup d'oeil sur NOTRE montagne!


Un dernier coup d'oeil sur le sommet que l'on vient de gravir et c'est le retour dans la vallée.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 22:25

Randonnées du 11 janvier 2012

Album photo associé:  Orionde

 

Ce titre me fait penser à un livre de la bibliothèque verte, ces livres d'aventure qu'on lisait quand on était "gamins"...!

Quatre compagnons ont décidé de s'attaquer à ce bastion avancé de la crête de Belledonne, grosse bosse qui surplombe la vallée du Grésivaudan du haut de ses 2041m.

Quand on sait que la route est fermée à la sortie de Prabert à 1088m, on voit tout de suite que ça ne va pas être qu'une "petite balade"...!

On est très tôt en saison, nous sommes le 11 janvier, c'est la deuxième "randonnée raquettes" et on s'attaque déjà aux 1000m de dénivelé!

Maurice, Bruno, Laurent et moi-même allons tenter d'arriver jusqu'à ce promontoire qui semble débonnaire.

 

Il a pas mal neigé la semaine précédente et il va falloir peut-être faire la trace.


01 c'est parti sur la route verglacée

 

 

Ca commence par un peu plus de 2km de route verglacée où on se la joue comme dans "holiday on ice"!

 

 

Ca dérape, ça glisse, ça patine.... Comme mise en jambe on a déjà trouvé mieux.

 

 

 

 

Enfin on quitte la route pour partir sur une piste forestière, on chausse les raquettes au Pont de la Betta, on re-vérifie le fonctionnement des DVA et... ça "attaque tôt drêt" dans la pente...! Un premier raidillon qui nous chauffe vite les mollets.

 

 05 La passerelle du Habert de Crop

 

Heureusement ce ne sera pas long, un long replat nous permet d e récupérer jusqu'à la passerelle du Habert de Crop.

 

 

Nous ne sommes pas les premiers aujourd'hui, et la trace est déjà faite, ouf!


 

 

Tant mieux, car tracer dans trente centimètres de neige fraiche est un exercice épuisant, d'autant que la pente dans ce vallon du Lac de Crop est bien raide.


06 Va falloir brasser dans la poudreuse!

 

De plus les arbres chargés de neige sont courbés  jusqu'à toucher le sol et se déchargent à notre passage...! Y'a de l'ambiance...!

 

Collés contre la face nord-ouest de la montagne, nous progressons dans l'ombre alors que les sommets environnant baignent déjà dans le soleil.

En face, de l'autre coté de la vallée, les falaises de la Chartreuse se dressent comme un rempart inaccessible.

La pente se redresse encore, comme pour protèger les hauteurs et un dévers dans les arcosses nous fait rudement transpirer


10 De grandes bosses pour atteindre le sommet

 

 

Nous débouchons enfin sur des croupes plus accessibles et le soleil nous rattrape alors que nous nous octroyons une petite pause réconfortante.


 

 

 

 

 

 

Quittant l'itinéraire qui mène vers le Lac de Crop, nous continuons notre ascension dans un décor de rêve, la poudreuse chuinte sous les raquettes et, de bosse en bosse, nous finissons par arriver sur notre objectif à 2041m.


12 Le sommet

Plus haut, la crête effilée se poursuit vers les sommets voisins, mais nous nous arrêterons ici, il n'était pas prévu d'aller plus haut!

Nous retrouvons au sommet les deux randonneurs qui nous ont ouvert le passage, deux "jeunes", l'un à ski de rando, l'autre avec raquettes et surf. Ils vont certainement "s'éclater dans la poudreuse" quand ils vont redescendre.


Assis dans la neige, face à la vallée et à Grenoble qui étouffe dans sa pollution, nous "saucissonnons", nous "saladons", nous "mondeusons" (Laurent a un très bon fournisseur de Mondeuse....!)


14 Grenoble dans la pollution et le Vercors15 La Chartreuse nord et Les Bauges enserrent la Combe de Chambéry


La descente dans les arcosses et dans la combe, dans la poudreuse, restera dans les souvenirs comme une descente d'anthologie...!

Le retour sur la route sera plus facile car la glace aura fondu un peu, mais plus d'une fois l'un ou l'autre d'entre nous aura failli se "ramasser"!

Au parking, nous jetons un dernier coup d'oeil sur "notre" sommet.

 

Et naturellement, l'exercice qui suit la fin de la randonnée consiste à chercher un estaminet pour se désaltérer, comme il se doit ...! Nous le trouverons tout en bas dans la vallée, car dans les villages de montagne, à de rares exceptions près, ce type d'établissement a complètement disparu.

Il est plus que temps d'ailleurs de lancer une pétition, voire une action internationale avec l'ONU ou l'UNESCO, pour préserver ce qu'il reste encore de ces lieux de convivialité que l'on pourrait qualifier d'"établissement en voie de disparition"....!

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 22:01

Randonnée du 28 décembre 2011

Album photo associé:  Galoppaz

 

En fait, sur les cartes de l'IGN il est marqué "Galoppaz", mais en Savoie le "az" ne se prononce pas, comme pour beaucoup de mots ayant la même terminaison.
 

Ceci dit, je voudrais vous montrer quelque chose, venez avec moi au centre de Chambéry. Allons vers "les Zéléphants", plutôt celui de droite, et en levant le nez et les yeux on va tourner sur nous-même pour faire un tour d'horizon.

Qu'est-ce qu'on voit??? .....Heu.... RIEN....!!!!
Car aujourd'hui, vendredi 20 janvier 2012 (date de rédaction de ce billet NDLR) il fait un temps de cochon, le plafond est très bas, c'est plein de nuages, il pleut, y'a du vent et j'ai pas envie de lever la tête, ça va mouiller mes lunettes......!!!!!

Non, mais attendez...., pas là....., allons-y un jour ou y fait beau, gros malins....!!!
 

Ha bon, alors là je vois toutes les montagnes qui entourent Chambéry, l'Epine, le Corbeley, le Granier, le Nivolet......!
Et au fond, là-bas, une belle pyramide régulière, toute blanche en cette saison.... Hé ben, c'est << la Galoppe! >> 

 

C'est l'un des sommets emblématiques des Chambériens, et naturellement, il est de bon ton de monter là-haut au moins une fois par an...!
Mais évitez les dimanches, sous peine de ne pouvoir accéder au sommet...! Le mercredi 28 décembre, pas moins de trente personnes se sont succédées sur la fine arête qui file jusque la croix sommitale.

 

Pour nous, c'était la première en raquettes de cette saison hivernale.


L'itinéraire par le Penon monte en face "est", sous Le Mont de la Buffaz et Le Grand Roc.
Après une petite approche, raquettes sur le sac le long de la route du Lindar, la pente se redresse immédiatement.

 

La montée vers les Chalets de la Buffaz est raide mais régulière.


03 La neige fait défaut par endroit!04 Arrivée aux Chalets de la Buffaz

 

Par endroit l'enneigement est limite, mais ça passe tout de même.

Un petit casse-croute aux Chalets de la Buffaz va recharger les batteries.


06 Pause aux Chalets  

Et c'est reparti pour la seconde étape  avec la traversée vers le Col de la Buffe (oui...., mais ça s'écrit bien Buffaz.....!  Mais nomdébois...!, t'as pas lu la première ligne de ce billet...??? ......Haa...!)

La pente est rude sous la Petite Galoppe, mais vu le monde qui est déjà passé, la trace est bien marquée.
Du replat qui prolonge la Petite Galoppe, il ne reste qu'à gravir la dernière arête qui se donne un air de "haute montagne".


10 La crête sommitale

Aujourd'hui des randonneurs, skieurs et raquetteurs, sont arrivés par les trois accès possibles: Col des Prés, Arvey (Puygros) et Penon.

 

Les conditions météo, soleil généreux et vent quasi nul, nous permettent de manger juste au sommet.


Mais la place est tout de même réduite, on se trouve une petite terrasse dans la pente, juste sous l'arête. Gare alors à celui qui ne "cale" pas correctement son gobelet dans les cailloux. Cette maladresse ne pardonne pas et LE gobelet prend "la poudre d'escampette" et dévale la pente sous les yeux effarés de son propriétaire (heureusement il était vide.... le gobelet...!)
Par chance, la glissade de l'évadé s'arrêtera sur la trace arrivant d'Arvey au moins 200m de dénivelé plus bas et l'arrivée providentielle d'un randonneur sur cet itinéraire permettra à Maurice de récupérer son bien.... Ouf....! Le "sauveteur" sera remercié par une grande rasade de vulnéraire en guise d'apéro...!


13 Prêt à repartir après le casse-croûte

La descente par le chemin inverse n'offre pas de quoi rallonger ce récit. Peut-être à part le fait que, comme c'est la première sortie raquette de la saison, les muscles pas encore entrainés à cet exercice "chauffent un peu" dans la pente raide (ben oui...., c'était raide pour monter...., c'est raide aussi mais dans l'autre sens....., pour descendre.....!)

Ca vaudra bien une bière..... (Mais ça, vous vous en doutiez....!)

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 21:34

(randonnée du 23 mars 2011)

Album photos associé:  Col-de-la-Fenetre  

 

Après la Pointe de la Fenêtre en Vanoise, gravie à la fin du mois de février, c'est le Col de la Fenêtre dans le massif du Beaufortain que j'ai désigné comme objectif de la randonnée du 23 mars 2011.

Nous sommes dans la station du Val-Joly au dessus de Hauteluce, à la gare inférieure de la télécabine de la Ruelle. Nous n'emprunterons pas ce mode de transport, ce n'est pas pour nous, valeureux randonneurs que nous sommes ! De toute façon, à cette heure matinale, les remontées mécaniques ne sont pas encore en fonctionnement.

 

Nous chaussons les raquettes au pied des pistes, et les cales de montée sont immédiatement utilisées. L'itinéraire "normal" emprunte habituellement une route forestière, mais le manque d'enneigement à cette altitude nous impose de monter par la piste noire de la Ruelle.


02 la piste noire est blanche et raide03 le nez dans les raquettes

 

Ah, pour être noire, elle l'est bien, et raide en plus ! Il doit falloir être bon skieur pour la descendre, surtout avec de la neige gelée comme aujourd'hui.

La montée avec les raquettes est sportive ! Le nez touchant presque la pointe des raquettes, l'ascension est rapide, 700 mètres à l'heure, les connaisseurs apprécieront !

 

Nous arrivons rapidement à la gare intermédiaire, à l'heure de l'ouverture du bar. Maurice essaye bien de s'échapper vers la terrasse "Coca-Cola", mais nous le retenons de justesse.

<< Plus tard, Maurice, plus tard ! Il faut d'abord monter là-haut !>>


05 pas maintenent la terrasse, Maurice !

Là-haut, on y est pas encore !

Une succession de pentes modérées et de replats nous amènent aux Chalets du Bolchu, où une pause est nécessaire afin de reprendre "du jus" pour l'assaut final.

Le final, justement, va être de toute beauté !


12 arrivée au Bolchu

Il faut d'abord s'approcher d'un couloir "raide" par une traversée ascendante dans une pente "très raide" ! Vous voyez la nuance entre "raide" et "très raide" ? Non ? Alors allez voir les photos !


20 dans le dévers22 sortie du couloir

 

Passé ce passage délicat, nous débouchons dans un vaste cirque sous la crête reliant l'Aiguille de Roselette et la Tête de la Cicle. C'est entre ces deux sommets que se situe le Col de la Fenêtre, à 2 245 m d'altitude, belle échancrure dans le rocher, comme si le passage avait été taillé à coups de haches.

 

Pour atteindre le col, il nous faut traverser deux coulées d'avalanches récentes.

Comme à l'exercice, je fais prendre les mesures de sécurité "à Déqouate" ( tiens, je l'avais pas invité celui-là ! )

Les D.V.A. ( Détecteur de Victime d'Avalanche) , appelés à tort "ARVA", avaient été vérifiés et mis en fonctionnement lorsque nous avions quitté le "domaine skiable", aux chalets de la Croix. ( ARVA est une marque d'appareil, il y en a d'autres. C'est comme le "FRIGIDAIRE" !..)

Un guetteur en place à l'abri d'éventuelles coulées, chacun peut s'engager dans le passage à tour de rôle, à bonne distance du prédécesseur.


24 distances de sécurité dans la coulée

Il n'y avait pas vraiment de danger réel à cet endroit et à ce moment, mais les avalanches étaient bel et bien bien descendues là.

L'entrainement aux mesures de sécurité augmente la capacité de chacun à réagir correctement si par suite d'une erreur d'appréciation ou de prévision, ou par inconscience, le randonneur venait à se retrouver dans une situation délicate et critique.

 

L'arrivée au col est superbe : Le Mont Blanc nous "saute" à la figure, escorté par son cortège de sommets secondaires mais non moins prestigieux. Tout le massif est là, étincelant.


26 panorama au col

Un bon casse-croûte, un p'tit canon, monté par Maurice ( un demi-gobelet chacun, pas plus ), le génépi de Georges et nous repartons dans la descente.

 

Le couloir et la pente qui lui fait suite sont toujours aussi raides ( vivement que l'érosion fasse effet ! ), mais tout le monde s'en sort "avec Brio" ( Çui là non plus, pas invité ! ).

Le soleil chauffe très fort, la neige se ramollit.


36 dans les arcosses

 

 

 

 

Pour "jouer", j'entraîne mes compagnons dans une petite pente encombrée d'arcosses.

Qu'est ce qu'on a ri ! N'est ce pas Bruno ?

 

 

 

 

 

 

38 descente ultra-rapide

La gare de la télécabine est là ! Les cabines tournent comme sur  une noria !

Il nous faut encore au moins une bonne demi-heure pour descendre par la piste !

Et on va encore transpirer !..

A moins que !.. 

Je ne sais pas comment cela est arrivé, mais nous nous sommes retrouvés assis dans une cabine, dis donc ! 

Bah, puisqu'on y est, on y reste !..

 

8 minutes, 8 minutes vous dis-je, pour descendre 400 m de dénivelé ! Soit 3000 m à l'heure ! Record de descente en raquettes battu ! (je précise, "raquettes sur le sac" !)

 

Je ne vous étonnerai pas en vous disant que l'on n'a même pas eu honte !


39 ah, enfin !

 

 

Cela nous a simplement fait gagner un peu de temps pour arriver à la terrasse et enfin, savourer NOTRE bière.

 

 

Il était temps, nous en rêvions depuis ce matin !

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 22:34

Séjour à Villar d'Arène du 1° au 4 avril 2011

Album photo associé:  Villar-d-Arene

 

Dans le cadre de mes activités d'animateur de randonnée au sein de l'association "Tourisme-Loisirs-Culture" (T.L.C.) de Barberaz, j'ai organisé, avec les autres animateurs, un "mini-séjour-raquettes" au gîte du Combeynot à Villar d'Arène. Ce stage allait clore la saison de "randonnée-raquettes".


Villar40 Villar d'Arène au pied du Combeynot

 

Le village, le dernier avant le Col du Lautaret, se situe juste au pied de La Meije qui culmine à 3983m.

C'est de là que partent de nombreux itinéraires, tel le sentier qui mène, 1800m plus haut, au Refuge de l'Aigle, accroché sur un rognon rocheux à la base de la face nord de  La Meije orientale.

C'est aussi la porte d'entrée vers le vallon supérieur de la Romanche et le coeur du massif des Ecrins

 

Villar01 Le gîte du Combeynot

 

Le gîte du Combeynot est géré par une association, "Alpe pour Tous". C'est un hébergement de qualité, confortable, très bien équipé, des chambres spacieuses, une cuisine professionnelle, et qui peut accueillir jusqu'à 45 personnes.  Pour en savoir plus sur ce gîte, visitez son site: << http://www.chaletcombeynot.fr/spip.php?sommaire >>

 

 

 

Le premier jour, vendredi, après un départ matinal de Barberaz et un voyage sans problème, nous allons déposer les bagages et les réserves de nourriture au gîte, avant de monter jusqu'à Valfroide, hameau de La Grave, sur le torrent Le Goléon.

L'objectif du jour: Le Lac du Goléon.

Il est déjà 11h00 lorsque nous démarrons et la neige est déjà bien "souple"!!

Après une petite marche d'approche à pied, les raquettes sont nécessaires pour poursuivre la progression, d'autant que la pente se redresse sérieusement.


Villar06 Ca commence à grimper

L'itinéraire nous entraîne dans une petite gorge avant de remon ter une grande pente très raide au lieu-dit "Le Gréppon". Ca grimpe "sec", pas loin de 40°, c'est le maximum que l'on puisse gravir avec des raquettes. En virages serrés, après avoir bataillé une bonne heure, on arrive tout de même sous le verrou qui ferme le vallon où se niche le Lac de Goléon, à proximité du nouveau refuge.

 

 

On a faim, très faim, alors on s'arrête pour manger.

Après le casse-croûte, on va continuer jusqu'au refuge et on cherche le lac. Hé ben on l'a pas vu!, enfoui sous une bonne épaisseur de neige...

La descente sera aussi scabreuse que la montée. On va "tricher" en partant à flanc jusqu'à rejoindre une coulée de pierraille que l'on va descendre "à pied".

Après ces péripéties, retour au gîte pour poser les sacs et comme on a soif, très soif, on va se désaltérer à l'Auberge du Pas de l'Âne, voisine de notre gîte. Le patron, super sympa, nous propose de nous approvisionner en pain, car son établissement est aussi un gîte d'étape et il fabrique son pain pour ses hôtes. Cela nous évitera de courrir jusqu'au village pour chercher le pain!

Après les douches, il faut "s'attaquer" à la préparation du repas.

J'avais préparé avant de partir de Chambéry, une grosse marmite de "boeuf bourguignon" qu'il suffira de réchauffer pendant qu'une gamelle de riz va cuire à coté.

Chacun participe à sa manière, soit en mettant la table, en préparant la salade, en débarrassant, ou à la vaisselle.

L'ambiance est bonne, mais après cette grosse journée, tout le monde se couche de bonne heure!

 

Samedi matin, trois copines nous rejoignent de bonne heure.

En voiture, nous montons jusqu'au hameau du Chazelet, face à La Meije. Le paysage est grandiose.


Villar14 2ème jour, face à La Meije

Le but du jour est le Plateau d'Emparis, sur un circuit qui nous emmènera au Lac Lérié et au Lac Noir.

Nous montons à pied, raquettes sur les sacs faute de neige sur ce versant "sud-est" jusqu'au sommet du "téleski du Plateau". A "Pré Veyraud", nous continuons avec les raquettes aux pieds, mais la neige est molle, très molle. Devant, à la trace, je me "plante" régulièrement jusqu'au genou, même avec les raquettes!

Le Col du Souchet, accès au Plateau d'Emparis, pourtant proche, semble très loin, car la progression est difficile.

Nous décidons d'abandonner notre objectif initial et nous grimpons juste au dessus du chemin, sur le "Serre Bernard", histoire d'être sur un belvédère. A l'abri du vent et face aux glaciers scintillants, nous cassons la croûte, en observant des skieurs sur l'itinéraire des "Glaciers de la Meije", qui s'étant trompé d'itinéraire, sont obligés de remonter pour changer de vallon afin de rejoindre La Grave.

De retour aux voitures, nous partons pour une petite visite du village du Chazelet qui a conservé son caractère pastoral.


Villar36 Dernière vue du ChazeletVillar28 Ruelle à poules

 

 

 

 

 

Au menu du soir, spaghettis-bolognaise!...Faut des sucres lents...!!!

 

Dimanche matin, départ assez matinal et à pied du gîte.

Destination le Col d'Arsine et si possible, le lac glaciaire d'Arsine, au pied du glacier ...... d'Arsine!.

En suivant la "jeune" Romanche, notre chemin vient buter sur le "Pas d'Anna Falque" qui se passe "à sec". Nous sommes au pied des glaciers "du Lautaret" et "de l'Homme"


Villar44 Le passage

 

 

Un peu plus loin, pour franchir le passage "Les Voûtes", nous commençons par "chausser" les raquettes, mais devant la difficulté pour certains d'entre nous de surmonter une pente raide, nous déchaussons peu de temps après, jusqu'à arriver sur une combe plus accessible.

 

 

 

Nous passons non loin du Refuge de l'Alpe de Villar d'Arène et nous nous engageons dans le grand vallon qui mêne au col. Il ne faut surtout pas sortir de la trace, au risque de se planter proprement, nombre d'entre nous en ont fait l'expérience, moi compris!!!

Au col, une petite bise nous agace pendant que l'on casse la croûte.


Villar50 Le Col d'Arsine et La Montagne des AgneauxVillar48 Pic d'Arsine

 

Le paysage est superbe, au pied du sommet de la Montagne des Agneaux, du Pic d'Arsine, du Pic de Neige Cordier, avec en face sur l'autre versant, le Pic Gaspard et les contreforts de La Meije...

Du "bleu azur" du matin, le ciel vire au "laiteux", d'étranges nuages commencent à envahir l'espace.

Nous n'irons pas plus haut, tant pis pour le lac... De toute façon, comme le Lac du Goléon, le Lac d'Arsine doit hiverner sous une bonne couche de glace....

Nous prenons donc le chemin de la descente.

Depuis la tête de la colonne, j'entends de temps en temps des couinements, des "Ho" des "Ha", des "Oups"... Ce sont les camarades qui, mettant un pied à côté de la trace, ou même quelquefois sur la trace, s'enfoncent jusqu'aux cuisses dans la neige vraiment "pourrie".

Moi-même, alors que je m'engage sur un replat que je sais être une zone marécageuse, je me "vautre jusqu'à la ceinture". Il a fallu m'aider à me sortir de ce mauvais pas, car avec le sac, impossible de me dégager tout seul.

Le vallon s'étant orienté vers le nord, la neige est plus dure, la progression devient plus facile.

Au passage d'une petite corniche suivie d'une petite pente sans danger, nous assistons à une démonstration de "gamelles" bien involontaires, chacun inventant des figures toutes aussi accrobatiques les unes que les autres. Le "premier prix" sera attribué à Charles qui nous la fait "sur le ventre"!!!


Villar57 Figure3 Fallait l'inventer!

 

Peu après être passés au niveau du refuge, nous assistons à une avalanche "monstrueuse" qui dévale depuis les contreforts du Pic Gaspard et va se précipiter dans les gorges vers le Pas d'Anna Falque.

Heureusement que personne ne traînait dans ce secteur!!!

Une "petite erreur d'itinéraire" nous fait emprunter le sentier d'été, au lieu de reprendre le chemin de montée. Cela a valu à quelques unes des "petits soucis", car nous nous sommes retrouvés dans un "superbe" couloir!!! A ski, ça aurait été "extra", mais avec les raquettes, c'était "limite".

Avec l'aide d'une main ferme et un soutien "psychologique" appuyé (du style: mais si, je te dis que ça tient....!!!!), tout le monde est passé!!

Quelques gouttes de pluie nous surprennent alors qu'on arrive sur le parking au fond du vallon.

Il nous reste encore au moins une demi-heure de marche, mais on s'en fout(!!!), on est en bas.

La rando va se terminer chez notre voisin l'aubergiste.....!! On pouvait pas y échapper. On nous avait recommandé le "blanc chaud du Patron" Ceux qui l'ont gouté ont confirmé......!


Villar60 Et bien sûr, le

 

Menu du soir: "diots-polenta", on pouvait pas y échapper non plus....! Et qui c'est qui s'y colle pour tourner la polenta??? Ben pardi, celui qui a eu l'idée de la mettre au menu!!!! Et vas-y que je te tourne, et je te tourne.....!Villar61 Et qui c'est qui s'y colle, à


Juste avant, il a fallu préparer les diots, éplucher les oignons en pleurant, les faire revenir, faire dorer les saucisses, ajouter le vin, (sans être obligé de le goûter!!!), lier avec la farine.....!!!

J'aurais dû faire "aubergiste", une vocation et une carrière manquée sans doute....!!!

Ils ont tout mangé!!!

 

 

 

 

Fini, les raquettes..., au programme demain, une petite balade vers le Lac du Pontet, à pied, en partant du gîte.

 

Le lendemain matin,il pleut!!!!

On range les affaires, on nettoie le chalet, et on rentre à la maison....!!

 

Fin de la saison d'hiver!!

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:40

Randonnée du 9 mars 2011

Album photo associé:  Mont-Rosset

 

Cela faisait quelques années que j'avais envie de revenir dans ce coin du Beaufortain, côté Tarentaise.

En effet, ce secteur fut pour moi, il y a plus de trente ans, un terrain de jeu extraordinaire où j'ai traîné mes semelles et mes "peaux de phoque".

A proximité immédiate de Bourg Saint Maurice, mon "camp de base" pendant sept ans, j'ai parcouru ces vallées en long et en large, plantant la "guitoune" dans tel vallon, creusant un igloo dans telle autre combe, ce "Versant du Soleil" était un terrain d'entraînement idéal....

J'avais vingt ans....sniff....!

 

01 départ à piedAu départ du foyer de ski de fond de la Côte d'Aime, bien déneigé en cette fin d'hiver prématurée, les raquettes sont chargées sur les sacs. Une méchante plaque de glace sur la route nous a empêché d'aller stationner au Pont de la Gitte tout proche.

 

 

 

 

 

 

Nous remontons le vallon de l'Ormante, jusqu'aux Chalets de la Gitte, et là, pour éviter quelques kilomètres sur le chemin, on grimpe droit dans la pente pour rejoindre les chalets de Pré Pinet.

Voulant encore continuer par un "raccourci", je "nous" embarque dans une sapinière un peu pentue...Mauvaise pioche, fallait pas.....!!! Après avoir bataillé quelques minutes dans ce fouillis, nous débouchons "enfin" au niveau de Pré Pinet sur la piste quittée plus bas.

 

La pause "casse-croûte face au Mont Pourri et au Dôme de Bellecôte va nous revigorer après cette première partie "pédestre" de la randonnée.


02 face à la Vanoise

Il y a suffisamment de neige maintenant pour pouvoir progresser avec les raquettes.


04 trouver les versants enneigés pour 05 chapelle St Barnabé

 

Chalets de Chézeries, chapelle Saint Barnabé, Chambrier, l'allure est bonne sur la piste d'alpage, ça va bien, j'ai avec moi une équipe de "choc".

Prenant "tôt drêt" dans les alpages, on vise en point de mire les Chalets de Rosset, atteints rapidement.

 

08 Ah! voilà la Pierra Menta

La "Pierra Menta", rocher mythique du Beaufortain, fait son apparition, austère et majestueuse à la fois....!


 

 

 


07 c'est encore loin??

 

 

 

 

 

Un coup de thé, et c'est reparti. Par la large crête, nous continuons la montée de bosse en antécîme.....! On croit être arrivé, et non, il y a encore une bosse....

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin on aperçois la pancarte qui mentionne le nom du sommet, "le Dou de Crêt Seucha"...

10 Le

 

On pourrait penser que le "Dou" c'est le "Dos", le sommet....., ben non....!

Et "Seucha" pourrait faire penser à "sec"..... Vous faites fausse route.

Pour avoir une explication sur la signification de ces toponymes allez consulter le site d'Henry Suter, << http://henrysuter.ch/>>, "Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs", c'est très instructif...

 

Le Mont Rosset est en fait un sommet secondaire sur la crête principale qui de l'Aiguille du Grand Fond descend vers la Tarentaise et l'Isère, mais de par sa situation excentrée, il offre un point de vue exceptionnel sur toute la façade sud du Beaufortain, la Haute Tarentaise, et la Vanoise, de l'autre côté de la vallée de l'Isère.

 

12 panorama du Mont Valezan à Bellecôte13 panorama de Bellecôte à La Vanoise

 

On  "saucissonne", on "salade-de-lentille-maison", on "côtes-du-rhône", faut pas se laisser aller!!! Tout ça dans une "tempête de soleil"!!!

 

C'est pas tout-ça, on est monté jusque là, maintenant faut redescendre....! Un dernier salut à la Pierra Menta, et c'est reparti! Ça va aller vite, on reprend quasiment le même chemin qu'à la montée.

 

18 fin de la neige!!!

 

Arrivé au bout de la neige, on remet les raquettes sur le sac et on dégringole tout droit dans les prés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous dirai pas qu'on s'est arrêté à Aime pour se rafraichir, et je vous dirai pas non plus ce qu'on a bu....., vous l'aviez deviné......!

 

14 zoom sur le Mont Pourri

zoom sur le Mont Pourri

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 22:07

(randonnée du 25 février 2011)

album photo associé:   Pointe-de-la-Fenetre

 

Jeudi 25 février, 7h00, grand beau temps annoncé, et présent.

Deux voitures et six valeureux randonneurs s'élancent de BARBERAZ pour rejoindre le royaume du ski alpin, dans la vallée des BELLEVILLES . 


01 St Martin de Belleville 

 LES MENUIRES, VAL THORENS, vous connaissez?: Ces stations artificielles encombrées de "forêts de pylones" et de "hordes" de skieurs et autres surfeurs!


Mais dans cette vallée des BELLEVILLES, deux ruisseaux, le Doron de Belleville et le Torrent des Encombres forment un immense cirque. Ils encadrent une immense échine qui va se raccrocher à la ligne de crête séparant Tarentaise et Maurienne, entre le Grand Perron des Encombres et la Pointe de la Masse.

Du coté ouest, la vallée des Encombres, encore sauvage, qui mène au Col des Encombres, passage vers la Maurienne, de l'autre, à l'est, la vallée "bétonnée" que nous ignorerons...

 

Au départ du hameau du Chatelard, en face de SAINT MARTIN DE BELLEVILLE, il fait un peu frisquet, le thermomètre n'affiche que "- 4°"!

Un groupe de randonneurs à ski va effectuer la même randonnée que nous, nous nous suivrons jusqu'au sommet.

Le soleil nous rattrape dès que l'on monte dans les grands prés au dessus du village, vers le Chalet de Pautet.


05 montée tranquille dans la forêt

 

L'itinéraire, agréable, se déroule tantôt dans les prés, tantôt dans les taillis, la pente n'est pas trop sévère, c'est un régal.

 

06 sous les chalets de Téton

Le soleil commen ce à  chauffer sérieusement quand on atteint les chalets de Téton (!!!)

 

 

 

En remontant la belle combe du ruisseau de Téton, on va passer à côté du chalet de Bouillet, puis après une pente un peu plus soutenue, on atteint les chalets de Lachat.

 

 

Là, une pause est la bienvenue, thé, fruits secs, barres de céréales, faut refaire le plein avant le dernier raidillon.

10 sur le Collet Blanc

 

 

 

 

Une grande traversée ascendante au lieu-dit le Collet Blanc nous permet d'atteindre l'épaule sous le sommet.

 

 

 

 

 

 

Et après un dernier effort, nous voilà au sommet: 2268m, tour d'horizon à 360°; au sud, les sommets de l'Oisans par delà le Col des Encombres; à l'est, la Vanoise, les Dômes, la Grande Casse, Péclet-Polset...; au nord, le Beaufortain, un petit bout du Mont Blanc...; et à l'ouest, la Lauzière et un bout de Belledonnes. Magnifique.

De nombreux skieurs "alpins" en randonnée hors-piste arrivent vers le Col de la Fenêtre en venant de la Pointe de la Masse et son téléphérique, à quelques encablures de notre position.

Après un casse-croûte mérité, il faut repartir, direction les Chalets de Chaffat et le Col de la Fenêtre.

De là, on "plonge" dans la belle combe des Biolleys et...... "la poudreuse!" 

 

21 descente dans la poudreuse22 un régal!

 

Par endroit 30 à 40 cm de "grinche" ! inespérée cet hiver !!!

 

On passe sous le Rocher du Cochet, où une "via ferrata" a été installée, et on arrive à Parchy.

Il ne nous reste plus qu'à suivre la piste de montée, en coupant par endroit pou r retrouver un peu de pente.

 

En arrivant au dessus du village, on peut obs erver sur le versant en face, sous la  Tête de Fer, des cheminées de fées en formation.

28 cheminées de fées en formation sous la Tête de Fer

 

Les voitures nous attendent sagement sur le parking, et après avoir rangé le matériel, que croyez-vous qu'il nous arriva?

Nous nous retrouvâmes, je ne sais par quel hasard, à la terrasse d'un bistrot de SAINT MARTIN DE BELLEVILLE, avec un verre de bière bien fraîche à la main!

Bizarre, bizarre, ........., vous avez dit bizarre?? Comme c'est étrange!!!

 

P.S. Nous avions bien mérité çà, après 950m de dénivelé, 3h30 d'ascension, et une descente d'enfer dans la poudre!!!

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 21:17

(randonnée du 17 février 2011)

album photo associé:  Roche-Parstire en Beaufortain

C'est un hiver bizarre que nous vivons actuellement!
Début décembre, nous avions 60cm de neige à Chambéry alors que le même jour, il ne neigeait pas en montagne!
Après quelques chutes le niveau d'enneigement général est largement en dessous des normales saisonnières, comme se plaisent à le rappeler les météorologues.
Dans les Bauges et la Chartreuse, seules les combes bien encaissées et exposées au nord sont encore enneigées. La poudreuse, il faut aller la chercher plus loin, dans les "hautes montagnes de Savoie", au dessus de 1800m!

Au pays du fromage de Beaufort, ce jeudi 17 février, nous rejoignons Boudin, hameau typique d'Arêches, dont les photos ornent nombre de calendriers des Postes!
Après à peine une demi-heure de portage des raquettes, nous chaussons au niveau du chalet du Planard et la pente se redresse tout de suite.

02 chalet des Plans04 arrivée au chalet du Bouchet














La montée dans les alpages parsemés de ces chalets fermés aujourd'hui, mais occupés par les alpagistes l'été, est agréable, d'autant que le soleil ne tarde pas à nous rejoindre, ce qui nous permet de réaliser quelques belles photos!

09 lever de soleil
Une pause "casse-croute-thé-café" au chalet du Bouchet nous permet de souffler un peu.

Notre itinéraire vient buter contre la falaise de la Roche Parstire au niveau d'un magnifique chalet, sans nom sur la carte, où certains s'emploient à vouloir faire tourner une table faite d'une "lauze" énorme, comme si ce lieu pouvait être le repaire d'esprits malins!....

10 chalet supérieur du Bouchet11 la table va-t-elle se mettre à tourner?














Notre objectif est juste au-dessus de nous, mais il nous faut contourner l'arête issue du sommet et faire un large détour par la forêt.

Passés les derniers sapins, c'est l'enchantement; le Mont Blanc nous saute à la figure, dominant largement les sommets du Beaufortain: Montagne d'Outray, Rocher des Enclaves, Crête des Gites, Tête Nord des Fours...

14 Mont Blanc et Rocher du Vent
A no32 barrage vides pieds, là où il devrait y avoir de l'eau, rien... juste une petite mare au pied d'un grand mur grisâtre.
Pas de doute, quelqu'un a retiré le bouchon de cette immense baignoire: Le Lac de Roselend est vide, vide de chez vide....
Vidange décennale et grande visite. On devine ça et là les prés, les chemins, quelques soubassements de maisons qui constituaient le village de Roselend, avant l'engloutissement.



Reprenant notre progression, on aperçoit bientôt notre destination, la Roche Parstire qui, vue sous cet angle semble impressionnante. Mais après avoir gravi une autre bosse, le sommet parait plus accessible.

16 Roche Parstire20 suivez moi!














La dernière pente est très soutenue et c'est avec soulagement que l'on atteint l'arête terminale.
Une belle corniche nous sépare de l'abîme et l'on aperçoit notre itinéraire de montée. Tout en bas, c'est Arêches.
En face, vers l'ouest, c'est le Mirantin et sa Légette, la Pointe de la Grande Journée, le Col de la Bathie, le Grand Mont... Au sud, la Pointe des Riondets, le Crêt du Rey qui domine Granier sur Aime, le Mont Coin, et bien sûr, la "Reine" de ce massif, LA PierraMenta!

31 la Pierra Menta

30 du Cormet de Roselend au Col du Bresson, avec l'Aiguille du Grand Fond et la Pointe de Presset
Si on continue vers l'est, la Pointe de Presset et l'Aiguille du Grand Fond, s éparées par la Brêche de Parozan....











27 à table!

Voilà, le tour d'horizon est terminé, on peut passer à table!!

L'estomac bien rempli, après le génépi de Georges et la vulnéraire de Pierre, on entame la descente dans une superbe combe avec 30 cm de neige poudreuse, inespérée!






Une piste d'alpage nous ramène au Col du Pré et pour revenir au point de départ, plutôt que de suivre le chemin d'été, on dégringole dans un ravin, en sautant de tache de neige en tache de neige, ce qui vaut à certains quelques belles glissades (n'est-ce pas Bruno?)

Et c'est sur la piste qui nous ramène à la voiture que notre ami Bernard s'étale de tout son long sur une plaque de glace,sournoisement masquée par une fine couche de neige tombée la veille! C'est le poignet qui encaisse le choc, bilan: fracture du métacarpe du majeur! Hôpital, radio, plâtre.... Souhaitons lui un prompt rétablissement et de la patience!!!

Au fait, savez-vous qu'elle est l'origine du mot "Parstire":
Henry SUTER, un Genevois érudit, édite un site internet http://henrysuter.ch/ "encyclopédie de termes régionaux et de noms de lieu en Suisse romande, en Savoie et aux environs", dans lequel on retrouve de nombreuses informations sur la toponymie locale. Visitez son site, c'est très intéressant et instructif!
Je reproduis ci-dessous l'article qui se rapproche le plus du mot "Parstire", non mentionné dans ce recueil:
Pars, Parses, Parsires: De l´adjectif ancien français pars, «dispersé», synonyme de "épars".
Les Pars, «les [chalets] épars», habitat dispersé (Bex, district d´Aigle, Vaud);
Les Parses, «les [habitations] éparses», habitat dispersé, et Forêt des Parses (Champéry, district de Monthey, Valais). 
Avec le suffixe collectif -ire: Les Parsires, lieu-dit (Excenevex, Bas-Chablais, Haute-Savoie).

Vu la configuration des alpages traversés, celà conviendrait bien!

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