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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 14:14

(randonnée du 12 et 13 juillet 2010)

 

Album photos associé: Pointe-de-la-Galise

 

13 juillet 2010, 8h45, je me retrouve au sommet de la Pointe de la Galise, 35 ans après mon précédent passage sur ce sommet.....!


32 Altitude 3343m, il ne fait pas chaud

 

A l'époque (c'était au siècle dernier, je le précise pour Manon et Lisa, si toutefois elles venaient à lire mon blog un de ces jours!...) j'étais chasseur alpin au 7ème B.C.A, à Bourg Saint Maurice, et la Haute Tarentaise était notre terrain d'entrainement favori.

J'ai dû gravir tous les sommets de ce magnifique vallon du Prariond, Grande Aiguille Rousse, Cime d'Oin, Cime de la Vache, Roc de Bassagne et ceux à proximité, Grande Sassière, Traversière, Méan Martin, les Pointes de Bezin et des Fours, Sana, Mont Pourri.......

Avec mon copain Christian, et d'autres collègues et amis, on arpentait tout le massif, en semaine dans le cadre de nos activités militaires, et le week-end, pour le plaisir, crampons aux pieds en été, ou à ski avec les peaux de phoques dès que la neige avait fait son apparition....!

Voilà, la séquence "souvenirs-souvenirs" est faite, revenons à cette ascension "contemporaine.

 

Sylvain (mon fiston!), Cécile (sa copine), Alain (le papa de Cécile), Bruno (son p'tit frère), et moi-même, nous sommes partis de Chambéry en milieu de matinée pour Val d'Isère. Pique-nique sur un parking à l'entrée de la station, là où il y a encore des arbres, et on va se garer au Pont Saint Charles.


01 Départ du Pont St Charles

 

Beaucoup de monde sur ce parking, point de départ de multiples balades et ascensions dans le Parc national de la Vanoise.

 

Les sacs chargés sur le dos, nous voilà partis pour le refuge du Prariond que l'on atteindra en moins d'une heure et demi.

Le chemin s'élève au dessus des gorges du Malpasset où le ruisseau, alimenté par la fonte des neiges bouillonne dans un bruit assourdissant.


03 Arrivée sur le Plan du Prariond

L'arrivée dans le vallon du Prariond est un enchantement. Accueillis par les marmottes, on découvre tous les sommets de la chaîne frontière, de la Pointe de la Galise à la Grande Aiguille Rousse.

 

De nombreux nuages s'accrochent sur les sommets, ce qui nous mine un peu le moral!

 

 

 

07 Le refuge est bien protégé des avalanches

Le refuge tout en bois est adossé à la pente, ce qui lui assure une protection totale contre les avalanches qui ne manquent pas dans ce coin, en hiver , bien entendu...!

Une installation rapide dans le dortoir, et chacun s'occupe à sa guise. certains partent pour une petite balade au fond du vallon, d'autres prennent de l'avance de sommeil en s'accordant une petite sieste..

 

 

Une trentaine de personnes passeront la nuit ici. L'ambiance des refuges est toujours la même, on parle "montagne", "courses", "exploits" et à 21h00, tout le monde est couché......!

 

4h15, branle-bas de combat dans le dortoir, les mines endormies, les vaillants alpinistes arrivent un à un dans la salle à manger pour essayer d'avaler un petit-déjeuner, indispensable mais qui a du mal à passer!


11 Départ très matinal

 

Le temps est maussade, le plafond est bas, et à 5h00 quand on sort du refuge, il se met à pleuvoir!

Rapide conciliabule, on y va, on y va pas.....et puis mince, on est venu pour"faire" la Galise, c'est pas un peu de pluie qui va nous arrêter! Si ça ne s'arrange pas avant qu'on arrive au glacier, on redescend!

 

12 Aurore

On a eu raison de persévérer car la pluie n'a pas duré! Après un départ à la frontale et avant que l'aube ne pointe  son nez, le ciel s'éclaircit.

 

 

Sur une contre -pente, en face de la Grande Aiguille Rousse qui sort de la nuit, une harde de bouquetins broute tranquillement sans s'occuper de nous.13 Harde de bouquetins devant la Grande Aiguille Rousse


 

16 Traversée d'un pont de neige

 

 

La montée se déroule le long du ruisseau du Niolet qu'il faut traverser sur un pont de neige fragile.

La remontée de la moraine est éprouvante, car les cailloux roulent sous les pieds, et on a l'impression parfois de monter de trois pas pour redescendre de deux pas aussitôt!

 

Dans mes souvenirs, on atteignait l17 Sous le Roc de Bassagnee glacier vers l'altitude de 2800 mètres, loin sous le Col de Bassagne. Et aujourd'hui, il faut quasiment monter à plus de 3000 mètres, au delà du couloir issu de ce col!!!! Impressionnant de voir réellement le recul du glacier! Qu'en restera-t-il dans 20, voire 50 ans??



  21 On s'équipe pour le glacier

 

 

 

 

Les crampons aux pieds, nous voilà partis à l'assaut du sommet. Alain et Bruno constituent la première cordée, et moi j'emmène Cécile et Sylvain.


 

22 La cordée sous le soleil levant

 

 

Le plaisir de la marche sur le glacier est toujours là, une bonne couche de neige dure permet une progression facile, la pente n'est pas très raide, il n'y a quasiment pas de crevasses sur ce glacier "débonnaire", c'est le bonheur!

 

L'ascension se poursuit alors que la pente se redresse un peu et que le soleil pointe son nez.

 

 

 

 

26 Juste sous le sommet

Et le fait de tenir la corde, "sentir" les compagnons de cordée derrière, suivants en confiance, apporte des sensations fortes, celles-là même que j'éprouvais 30 ans pl us tôt; le plaisir reste intact...

 


 

 

 

 

La cordée d'Alain, plus rapide, atteint le sommet, alors que "traînassant" derrière pour prendre des photos, Sylvain, Cécile et moi arrivont seulement au collet qui permet de redescendre vers l'Italie et le Val de Rhêmes.

 

L'arrivée sur un sommet est toujours un moment émouvant, sans doute la satisfaction d'être en haut, de dominer le monde, le plaisir de la vue à 360°, avec tous les grands sommets environnants. Malheureusement de nombreux nuages masquent le Mont Blanc et le Grand Paradis, pourtant tout proches.


27 Arrivée au sommet29 Avec mes compagnons de cordée

 

Juste sous le sommet, dans un creux du glacier, un petit lac est en formation, conséquence de la fonte des glaciers qui, en perdant de l'épaisseur, épousent au plus prêt les mouvements du sol.

 

Après un casse-croûte bien mérité et une "séance photos" obligatoire, il faut songer à la descente, où la prudence reste de mise, il faut être plus vigilant qu'à la montée. La neige s'est ramollie sous l'action du soleil et s'accumule sous les crampons, la fatigue se fait sentir, le risque d'accident est plus important, les statistiques le prouvent.

 

Re-photos, tiens un jeune chamois, oh là, des fleurs, des bleues, des roses, des jaunes...ça mitraille à tout va!


39 Saxifrages à feuilles opposées40 Gentianes de Bavière

 

Retour au refuge vers midi, les"touristes" arrivent. Il est vrai que l'accès depuis le parking est relativement facile, et il n'est pas rare de rencontrer des promeneurs en tongs, sans équipement de protection contre la pluie ni contre le froid!

 

J'ai faim! La montagne,ça creuse!!! et je me commande une bonne omelette au lard, arrosée d'une bonne bière locale, il ne faut pas rompre la tradition!!43 La bière locale

 

 

 

P.S.:J'avais oublié de mentionner le passage d'un gypaète (j'ai pas vu s'il était barbu, il est passé trop vite) quand nous sommes arrivés au sommet. Merci Sylvain de me l'avoir rappelé!33 Un gypaète vient nous saluer

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