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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 18:08

Randonnée du 14 août 2013

 

« Vanoise », à lui seul ce mot évoque pour beaucoup la montagne, les glaciers, les fleurs, les bouquetins,... !

Il est vrai que la création du Parc National il y a maintenant cinquante ans a mis en avant ce territoire au cœur de la Savoie, en le préservant tant bien que mal de la pression des aménageurs.

Une randonnée dans ses hautes vallées, sur ses crêtes et ses sommets est toujours un enchantement.

 

Notre balade de ce jour nous a amenés au pied de ses plus hauts sommets et de ses glaciers.

Pralognan la Vanoise est l'une des portes d'entrée de ce pays magique.

 

Partis du parking des Fontanettes, en limite du domaine skiable, nous démarrons d'un bon pas vers le refuge des Balmettes, atteint en moins d'une heure.

Nous sommes déjà « au cœur » de la montagne. L'extrémité nord de la grande calotte glaciaire déborde à la Pointe du Dard et au Dôme des Sonnailles, retenue par les falaises du Grand Marchet et de l'Arcelin.

 

P1100833


Dans notre ligne de mire, l'Aiguille de la Vanoise se dresse telle une lame de couteau et sa face nord, quasiment verticale et encore dans l'ombre n'en est que plus austère et impressionnante.

 

Des panneaux pédagogiques nous racontent l'épopée des colporteurs et de la route du sel, itinéraire qui emmenait les marchands vers l'Italie à travers les hauts cols.


Nous avons maintenant dans notre champ de vision la Reine des montagnes, La Grande Casse, point culminant du massif et de la Savoie, qui du haut de ses 3855 mètres trône au cœur du Parc National.

 

P1100849


Le Lac des Vaches a la particularité d'être peu profond et a toujours été traversé par un curieux chemin en dalles.

 

Quittant la vallée principale et les cohortes de randonneurs montant vers le Col de la Vanoise, nous grimpons vers la « Cabane des Gardes ». Le panorama vers les hauts sommets s’élargit.


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Nous arrivons au devant d'un vallon suspendu, ou plutôt un ancien cirque glaciaire au pied des Pointes du Vallonnet, des Volnets, et les deux Glières. Des edelweiss, symboles de la haute montagne, fleurissent dans les talus, loin de la foule.

 

 

Le Lac de la Patinoire, objectif du jour, se niche derrière une moraine, au pied des Glaciers du Vallonnet et de la Patinoire. Il porte bien son nom, car à la « miaou » (la mi-août!) il est encore pris sur plus de la moitié de sa surface par la glace.

 

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Nous pique-niquons au bord de la banquise sur l'ancienne moraine.

 

Poursuivant notre balade, nous montons maintenant vers le Col Rosset. Nous apercevons un jeune bouquetin traversant tranquillement un névé non loin de nous.

Du col, le spectacle fabuleux des cimes et des glaciers scintillants s'offre à nous et il est difficile de s'arracher à cet enchantement.

 

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P1100882Pourtant en nous retournant et en regardant du côté du versant qui nous surplombe, nous pouvons observer un autre bouquetin, acrobate des rochers, broutant des touffes d'herbes sur des vires qui nous semblent vertigineuses.

 

 

A propos de vertigineux, notre sentier qui doit nous conduire au Col du Creux Noir traverse maintenant une pente impressionnante. De plus un éboulement récent a « mangé » la moitié du chemin. Heureusement un câble facilite le passage et la troupe se retrouve au sommet d'un autre cirque (décidément, c'était la journée du cirque, aujourd'hui...!).

 

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Une descente un peu raide dans les éboulis nous ramène au niveau du domaine skiable du Mont Bochor.

 

Un dernier coup d’œil sur la Grande Casse et les glaciers et nous retrouvons la foule, le téléphérique tout proche déversant ses fournées de touristes venus eux aussi se régaler du spectacle majestueux des cimes.

Il est vrai que tout le monde n'a pas les capacités physiques d'escalader comme nous les montagnes et tous ces gens peuvent profiter pleinement des infrastructures modernes mises à leur disposition et c'est bien pour eux !

Espérons seulement que les aménageurs ne viennent jamais installer leurs pylônes sur la Grande Casse, ils ne se sont pas gênés pour enlaidir la Grande Motte toute proche..... !

 

Une longue descente sur un long chemin heureusement en forêt nous garantissant un peu de fraîcheur nous ramène à notre point de départ.

 

Le village de Pralognan est très animé en cette veille de 15 août. Une terrasse accueillante nous attire comme un aimant et nous nous retrouvons bien calés dans des fauteuils en osier, appréciant une boisson fraîche pour nous désaltérer (ha, la bière de fin de rando....!)

 

Voir l'album picasa: link


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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 15:39

 

Randonnée du 6 août 2013

 

Au début du mois d'août, j'avais préparé un petit séjour de trois jours avec comme camp de base, le refuge du Mont Thabor, à 2543m d'altitude.

 

00 Le Thabor


L'ascension du Mont Thabor, sommet à cheval sur la frontière virtuelle entre Alpes du nord et Alpes du sud, était prévu au cours de ce séjour, mais une météo capricieuse, voire carrément pourrie nous a chassé dès le matin du deuxième jour.


Nous voilà donc partis du Lavoir, au dessus de Valfréjus, ce mardi 6 août. La matinée s'annonce belle, mais il faudra craindre les orages dans l'après-midi.

Nous grimpons par une large piste vers le Col de La Roue. Des engins remontant vers un chantier d'aménagement sur les pistes de ski de la station de Valfréjus, des travaux de reconstruction d'un chalet d'alpage font que le départ est un peu bruyant et poussiéreux !

Nous quittons vite cette zone perturbée pour nous retrouver dans les alpages du vallon de la Roue.


Le Grand Argentier (la montagne, pas le ministre des finances...!) au pied duquel notre chemin grimpe doucement dans le vallon, nous met dans l'ombre, mais nous débouchons bientôt au soleil et nous en profitons pour faire une petite pause « pose pull – lunettes -chapeaux -gourde »... !

 

01 Pause pull02 Le Mounioz déjà au soleil


04 Croisée des chemins

 

 

 

 

 

Après deux heures de marche nous arrivons à un carrefour de piste : A l'est, l'itinéraire pour monter au Grand Argentier, à l'ouest le chemin qui nous emmènera au refuge tout à l'heure et tout droit,vers le sud, le Col de la Roue qui barre l'horizon 250m de dénivelé plus haut.

 

 


 

 

 

 

Le sentier grimpe sur une ancienne moraine, les cailloux se défilent sous les pieds, mais le but est proche, ce qui donne du courage aux valeureux randonneurs.

 

05 Sous le col


Enfin le col, lieu de passage plus que millénaire, endroit stratégique important.

 

07 Au col08 Panneau d'information


Devant nous c'est l'Italie, pays du soleil et des olives, de la « pasta », des mandolines, et des italiennes, haaa, les « zitaliennes » (*) .... !

Ouh là là... !, je délire.... !, le soleil et l’altitude, sans doute... ! Hem.


Comme il est encore relativement tôt, nous décidons d'escalader un petit promontoire qui surplombe le col d'environ 100m, histoire de voir plus loin... !

L'aller-retour nous prend moins d'une demi-heure et nous voilà repartis pour la deuxième partie de notre randonnée.


Nous dégringolons donc jusqu'au carrefour plus bas et nous bifurquons pour rejoindre dans un premier temps le Col de la Replanette. Un petit raidillon « casse-pattes », juste avant midi, nous met quelque peu en difficulté, l'estomac descendant dans les talons plus vite que nous ne franchissons ce passage !

 

09 Vers le Col de la Replanette10 Sous la Replanette


Une banquette d'herbe, face au massif du Thabor nous accueille pour la pause déjeuner.

Le ciel est encore clair, mais pendant que nous mangeons, de vilains nuages menaçants, d'abord gris, puis bien noirs, franchissent déjà le Col de la Vallée Étroite, couvrant en partie les sommets environnant.


Il nous reste moins d'une heure de marche pour atteindre le refuge. Nous écourtons la sieste et reprenons notre route, espérant échapper à l'orage !


Las, arrivés sous le Col de la Vallée Étroite, un coup de tonnerre fracassant annonce le début des hostilités... ! Vite, les ponchos, Kway et autres capes de pluie sont sortis des sacs, mais c'est sous une averse violente et accompagnés par le roulement du tonnerre que nous arrivons au refuge.

Et comme par hasard, les éléments se calment, la pluie cesse et les nuages disparaissent... !

C’était pas la peine de déclencher tout ce tintamarre pour si peu... !


Assis au soleil sur la terrasse, regardant nos vêtements qui flottent au vent tout en admirant le paysage offert par le Mont et le Pic du Thabor, les rochers rouges du Cheval Blanc, nous sirotons une bonne bière locale pour nous remettre de nos émotions.

 

13 Après l'orage14 Le Cheval Blanc


Après avoir installé notre campement dans le dortoir, nous repartons pour une petite balade vers les Lacs Sainte Marguerite, juste derrière le refuge.

 

17 Le Lac Rond et le Cheval Blanc


19h00 ! L'heure de la soupe... ! Une bonne soupe chaude de pois cassés... ! Et qui c'est qui a fini les soupières ?? Devinez... !

 

20 On a faim..., on a faim...!

21 Miam miam...!22 Sers toi bien...!


Il a plu toute la nuit... ! Au petit matin, le ciel est morose, comme nos mines ensommeillées et déconfites.

Un coup il pleut, un coup il y a du soleil, un coup, une rafale de vent..., le temps est vraiment perturbé.

 

Je décide de ne pas monter aujourd'hui au Thabor, mais de faire une tentative de sortie vers le Col de Bataillères, non loin du refuge et si possible de poursuivre jusqu'au sommet de la Pointe de Terre Rouge, autre objectif de ce séjour. Mais arrivés au col, un vent violent, des averses de pluie et un plafond très bas masquant les sommets nous contraignent à abandonner.

 

24 Vers le Col des Bataillères25 Au Col de la Vallée Etroite


Nous retournons au refuge pour récupérer nos affaires et nous reprenons immédiatement le chemin de la vallée, car la météo est encore plus défavorable pour le lendemain.

 

26 Retour vers la vallée


A midi nous sommes de retour au parking du Lavoir, nous mangeons à proximité des voitures sous un pâle soleil, mais une nouvelle averse nous pousse dans les voitures.

29 En vue du Lavoir et de l'ancienne caserne

Un petit café dans un bistrot de la station et le groupe se sépare, c'est le retour à la maison.

 

Toutes les photos, ici: Pays-du-Thabor Pays-du-Thabor

 

(*) Oui, les « zitaliennes, …., Masérati, Ferrari, Bugatti, Lamborghini, Alpha-roméo, …, et bien d'autres, … Qu'est ce que vous imaginiez?

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 21:45

 

Randonnée du 10 août 2013

 

Dans le cadre de mes activités d'« animateur de randonnée pédestre », le 10 août dernier j'ai encadré la randonnée inscrite au programme de l'association Tourisme Loisirs Culture (T.L.C.) de Barberaz.


Avec Jean et Pierrette, deux autres « animateurs de service » ce jour là, nous avions convenu de faire deux groupes, l'un montant jusqu'au sommet du Mont Valezan, randonnée d'envergure de plus de 1000m de dénivelé, l'autre sur un circuit plus court, s'arrêtant au Col de la Traversette, les deux groupes se rejoignant sur ce col et terminant la randonnée ensemble.

 

01 Les deux groupes se constituent


Jean a pris en charge le « petit » circuit, secondé par Pierrette et Clémence.

Depuis Les Eucherts, rejoignant dans un premier temps le fond de la Combe des Moulins au lieu-dit Putétruit, l'itinéraire les emmène ensuite à Plan Pigeux. De là, par un sentier balcon s'élevant progressivement au milieu des rhododendrons, il atteint « Le Passeur », petit passage escarpé dans les ardoisières.

 

02 Le groupe de Jean après Plan Pigeux03 La pierre gravée sous le Col de la Louie Blanche


Au carrefour du sentier qui grimpe direct vers le Passage de la Louie Blanche, une pierre gravée par un chasseur alpin du 7ème B.C.A. indique la direction à suivre.

Le groupe rejoint ensuite le Col de la Traversette pour la pause casse-croûte, face au Mont Blanc et aux Grandes Jorasses, toutes proches.

 

05 Au col de la Traversette


Pendant ce temps, le premier groupe, conduit par moi-même avec l'assistance de Pascal et Charles, a filé direct sur le Col de la Traversette. La montée, avec des magnifiques vues sur le massif du Mont Pourri est vite avalée.

 

08 Le groupe de Pierre face au Mont Pourri10 Au Col de la Traversette


Après une petite pause réconfortante au col, nous traversons les anciennes ardoisières, où l'on trouve encore quelques vestiges de l'exploitation des lauzes qui ont servi à couvrir les chalets plusieurs fois centenaires disséminés dans les hameaux de la vallée.

Par endroit la pente se redresse, quelques passages rocheux sont facilité par la présence d'un câble ou d'une chaîne.

 

15 Passage cablé


Non loin d'une éminence dénommée « la Tête de l’Âne », nous passons à coté d'anciennes baraques où les militaires gardant la frontière au début du 20ème siècle ont laissé leurs noms gravés dans la pierre.

Arrivé sous le sommet, au pied d'une arête rocheuse, nous laissons les sacs pour nous permettre de grimper plus facilement.

 

16 Sommet en vue17 A l'assaut du sommet


La voie n'est pas bien difficile, mais il faut tout de même s'aider des mains pour progresser, en faisant bien attention de ne pas louper les marches, la pente devenant de plus en plus fuyante.

Et voilà le sommet avec la croix. Un pied en France, un pied en Italie, nous admirons le panorama à 360°.

 

19 Sommet


Le massif du Mont Blanc est tout proche. La vue s'étend jusqu'au Cervin, dont on n’aperçoit que le sommet dans la brume. Les sommets des Alpes grées, frontière naturelle entre France et Italie, s'étendent loin vers le sud.

 

21 Panorama

22 vers le Ruitor et la Grande Sassière24 Vers le Beaufortain


La Vanoise, la vallée de l'Isère, le Beaufortain, malheureusement dans la brume, toute la haute vallée de l'Isère est devant nous.

Nous retrouvons nos sacs après une descente prudente. Le casse-croûte est vite avalé, et nous repartons pour retrouver l'autre partie de la troupe qui nous attend au Col de la Traversette.

 

26 Descente de l'arête27 Casse croute face au Mont Blanc


Ce secteur est un lieu chargé d'histoire, des combats violents et acharnés se sont déroulés dans la période trouble de la deuxième guerre mondiale. Au mois de mai 1940, puis de novembre à avril 1945, des hommes courageux se sont battus pour défendre leur pays et combattre l'idéologie fasciste.

Le Fort de la Redoute ruinée, le Roc Noir, sont autant de noms qui résonnent dans nos mémoires. Le monument du Roc Noir en particulier, avec les noms de héros tombés au combat, est là pour rappeler aux passants et aux générations futures le sacrifice de jeunes gens qui voulaient que la France reste un pays libre.

 

30 La Redoute Ruinée31 Le monument du Roc Noir


Le retour au parking se fait à travers les pistes du domaine skiable de la Rosière. Avec des skis, dix minutes auraient suffit pour rejoindre le point de départ, mais comme il n'y a pas de neige au mois d'août, les skis n'auraient été d'aucune utilité et il nous a fallu un peu plus de temps pour descendre !

 

32 T'as pas ton forfait, tu descends à pied!33 Avec une trotinette, ça aurait été plus vite!


Le pot traditionnel, accompagné d’excellents gâteaux préparés par des pâtissières hors pair, clôtura

cette magnifique journée.

 

06 Zoom sur le Mont-Blanc07 La Dent du Géant et les Grandes Jorasses

 

Merci aux photographes, MartineB, DominiqueDL et JeanP.

Voir l'album photo complet: Mont-Valezan Mont-Valezan

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 23:03

 

 

Dans le cadre de mes activités d'animateur bénévole de randonnée pédestre, j'encadre les randonnées de l'association « Rando Santé Savoie », basée à Barberaz.

 

 

banniere

 

09 Vallon de Savigny, 5 octobre 201247 Lac St André, 31 mai 2013


Créée voilà déjà deux ans, cette association à pour but de permettre aux personnes fragilisées par un problème de santé de randonner dans des conditions de sécurité optimale.

 

RSS1

 

 

 Randonner moins loin, moins vite, moins longtemps, telle est la devise de ce concept développé par la fédération française de randonnée pédestre.


http://www.ffrandonnee.fr/_185/rando-sante-concept.aspx

 

Vous pouvez suivre les activités de cette association sur le blog à l'adresse ci-dessous :

http://randosante73.over-blog.com/

 

 

Bannière Blog Rando Santé Savoie

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 22:06

  Randonnée du 3 avril 2013

 

Quel hiver ! Personnellement, je ne garderai pas un bon souvenir de cette dernière « saison-raquettes ».

Entre les problèmes de santé (mineurs, mais handicapant) et le mauvais temps, je n'ai pas réalisé un bon bilan comme au cours de l'hiver 2011/2012. Je n'aurai effectué qu'à peine la moitié du nombre de randonnées réalisées l'année dernière ! 

Allez, il faut tourner la page, fin de la saison d'hiver, les raquettes au placard... !

 

Pour une reprise en douceur de la randonnée pédestre, j'avais choisi en ce début du mois d'avril une escapade autour du Mont Landard, de Lucey à Chanaz, un beau circuit d'environ 18 km, avec 700 m de dénivelé, cheminant entre forêt et vignes, sur les coteaux du Rhône, empruntant pour le retour l'itinéraire des G.R. 9 et 65, communs sur ce segment.

 

Le départ de Lucey est un peu raide. Il faut prendre 200m de dénivelé, traverser les vignes de Vraisin, d'où nous avons une jolie vue sur le Rhône,


03 Le Rhône

 

puis franchir une petite barre rocheuse pour atteindre un vallon suspendu qui nous emmènera vers Crémon, à travers la zone naturelle protégée du Puits d'Enfer.

 

02 En montant vers Vraisin04 Passage scabreux!

 

07 Le bief

 

 

 

 

A Crémon, la petite retenue d'eau a du être construite il y a bien longtemps pour servir de réservoir destiné à alimenter les moulins de Lucey situés en aval. 

 

 

09 La Croix de l'Hiver

 

 

 

Après avoir contourné la butte de l'Encrêtaz et être passés à « La Croix de l’Hiver », perdue en pleine forêt, nous débouchons dans la cuvette de Saint Pierre de Curtille.

 

 

 

Le Château de Pombeau se dresse à l'orée de la forêt et domine toute la région. C'est une grosse bâtisse datant du XVème siècle qui aurait appartenu à l'Abbaye d'Hautecombe, puis à la famille De-Boigne. 

 

11 Le Chateau de Pombeau, vu du sud

 

18 Le moulin à huile de Chanaz

 

 

 

Un long parcours en forêt nous conduit jusqu'au dessus de Chanaz et nous dévalons le coteau jusqu'au bord du Canal de Savières, en prenant le temps tout de même d'admirer le « moulin à huile de Chanaz », joliment restauré et qui fonctionne toujours. Les visites ne se font que pendant la saison estivale, nous arrivons trop tôt... ! 

 

 

C'est presque « les pieds dans l'eau » que nous nous restaurons. Il s'agit de reconstituer les réserves, car nous ne sommes qu'à la moitié du parcours et il va falloir remonter tout le coteau. 

 

20 les mêmes mais de l'autre coté19 Le canal de Savières et les quais

 

Nous cheminons maintenant sur un itinéraire de grande randonnée qui cumule les appellations « GR9 » et « GR65 ».


28 Balisage du GR 65 ou Chemin de Compostelle

 

 

Le GR9 traverse toutes les Préalpes, du Jura à la Méditerranée.

Le GR65 quand à lui est aussi appelé « Chemin de Compostelle », itinéraire mythique qui vit passer des milliers de pèlerins au cours des siècles passés.

Les balises émaillées portant la « coquille d'or sur fond de bleu azur » guident les voyageurs jusqu'au Tombeau de l'Apôtre Jacques. 

 

 

 

 

Les coteaux surplombant le Rhône, qui coule majestueux quelque 200 m plus bas, sont couverts de vignes et sont appelés « Côtes du Rhône » sur la carte IGN ; Cela ne s'invente pas... ! 

 

23 Les vignes à Vétrier

 

Retour à Lucey en passant à proximité du château, dont les premières traces dateraient de la fin du XIIIème siècle. Il a lui aussi appartenu un temps à la famille De-Boigne avant d'être revendu et c'est maintenant une famille de viticulteurs qui en est propriétaire. 

 

25 Le Château au milieu des vignes

 

Étant pris par le temps, nous n'avons pas pu aller visiter les caves et goûter aux roussettes de Savoie, mondeuses ou autres pinots. Une autre fois, peut-être... !

 

27 Le clocher à bulbe de Lucey

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 23:11

Randonnée du 3 mai 2012

 

Quel drôle de printemps en cette année 2012:

En mars, c'était presque la canicule; en avril, l'hiver a fait un retour fracassant avec des chutes de neige importantes en moyenne altitude.

Et ce mois de mai qu'allait-il nous réserver? En ce début de mois le beau temps s'est enfin installé, il faut en profiter.

 

En tout cas, l'enneigement important en montagne, exceptionnel à cette période de l'année, nous empêche de monter au dessus de 1500m d'altitude, sauf à ressortir raquettes ou skis...!

Les collines de l'Albanais ne dépassant pas les 1000m étaient donc toutes désignées pour accueillir une de nos premières randonnées printanières.

Dominant le confluent du Rhône et du Fier, la Montagne des Princes culmine à 935m.

D'où viens ce patronyme de "Montagne des Princes"? Sans doute l'étymologie de ce nom est-il lié à l'histoire des familles régnantes de la province de l'Albanais, dont cette montagne fait partie.

 

Nous démarrons au "Pont du Fier", à proximité du confluent.

Une première grimpette de mise en jambe nous amène au village de Vens, niché sur un plateau verdoyant.

 

01 Le plateau de Vens et la Montagne des Princes


A la sortie du village, les choses sérieuses commencent et une montée rude nous attend.

Dans la forêt encombrée de buis le chemin est raide et quelque peu humide.

 

03 Arrivée à la Tour romaine

Sur la crête dominant la "Combe de Vens", les ruines d'une tour romaine sombrent dans une végétation envahissante.

Pourquoi une tour romaine à cet endroit? Au pied de cette crête, vers le confluent des rivières, il y avait un carrefour stratégique entre deux voies romaines: Celle qui reliait Vienne à Genève en suivant le cours du Rhône et une branche qui filait vers Annecy par le Val de Fier.

Voilà pour la séquence "historia"!

 

 

Poursuivons notre randonnée...!

En continuant de suivre la crête en question, nous arrivons au lieu-dit "Plantabosson", où de beaux points de vue nous permettent d'admirer la large vallée glaciaire du Rhône traversant le bassin de Seyssel et le confluent entre le Rhône et le Fier.

 

05 Le confluent 04 Le Rhône à Seyssel

 

Après encore une centaine de mètres de dénivelé, notre sentier va suivre une longue vire en balcon surplombant le Val de Fier. Puis un dernier ressaut raide dans les rochers nous fait prendre pied sur le plateau supérieur.

 

06 L'alpage07 Arrivée à la Ferme du Comte

 

De beaux alpages "vert-tendre" nous accueillent et c'est au milieu des prairies fleuries que nous atteignons la "Ferme du Comte", point culminant de ce chaînon, qui géologiquement fait partie du Jura, tout comme le massif du Grand Colombier, de l'autre coté du fleuve et la montagne de l'Epine un peu plus au sud.

Une brume persistante nous empêche de bien voir les autres massifs au loin, Bauges, Bornes, Mont Blanc.

 

A peine installés pour la pause pique-nique", nous voilà assaillis par un troupeau de vaches "Montbéliardes", curieuses comme pas deux, dont certaines ont même décidé de venir fouiller dans nos sacs...!

 

08 Attaque du clan

 

Il a fallu dans un premier temps repousser l'attaque, puis mettre en place "une garde" pour permettre à notre petite troupe de manger tranquillement.... Non, mais....!


10 Mais 09 L'attaque est repoussée!

 

 

 

11 Stèle du maquis de Pantet

A deux pas de là, au hameau en ruines du Pantet, une stèle rappelle qu'en ce lieu, des hommes refusant la soumission à l'envahisseur se sont regroupés et ont combattu pour leurs libertés et la nôtre par conséquent.

 

 

 

 

 



Puis après avoir cherché les traces de ces Princes inconnus ayant laissé leurs noms à la montagne, nous dégringolons jusqu'au bord du Rhône en passant par les hameaux de Prairod.

Le printemps semble maintenant installé pour de bon et la nature explose de fleurs et de couleurs.

 

13 Descente vers Seyssel

 

En suivant le cours du fleuve majestueux, nous revenons tranquillement à notre point de départ.

14 Reflets sur le fleuve

Pour une balade de "remise en jambe", le bilan est satisfaisant: environ 13km, 850m de dénivelé cumulée, 5h30 de marche effective. Il faisait beau, nous avons bien pris notre temps, goûté au renouveau de la nature.... Depuis, la suite n'a pas été vraiment favorable côté météo. Nous avons eu raison d'en profiter ce jour là....!

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 18:00

Randonnée du 9 septembre 2011 


Le Grand Galibier, 3228 mètres, se situe à la limite entre les Alpes du nord et les Alpes du sud!

Cela fait cinq ou six fois que j'effectue cette ascension (je compte plus!), mais c'est tellement chouette là-haut que j'y retourne toujours avec grand plaisir.

Initialement prévue au cours du week-end du 14 juillet, mais annulée pour cause de mauvais temps, l'ascension de ce sommet mythique n'a pu se réaliser qu'au cours du mois de septembre.

Jeudi 8 septembre, Georges et Eliane nous rejoignent à notre "camp de base" des Verneys à Valloire.

Je crois me souvenir qu'au menu du repas du soir il devait y avoir des "spaghettis-bolognaise", c'est le plat traditionnel de la veille d'une course en montagne d'envergure!

Vendredi 9 septembre, le réveil est très matinal, aux alentours de 5h00.

Le "p'tit déj" passe mal à cette heure inhabituelle, mais faut se forcer à manger car la journée va être longue et dure!

La montée en voiture jusqu'aux Mottets est cahotique (pitié pour les suspensions....!)

 

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Et c'est le départ dans la fraicheur du matin.


Le jour est déjà levé.

 

Nous apercevons là-haut notre objectif déjà baigné par le soleil.


  Le Plan du Lac des Cerces est vite atteint, les marmottes sifflent et cavalent à notre approche.

Au Col de la Ponsonnière une pause casse-croûte s'impose. A l'abri d'un muret de pierres, on est bien pour observer les sommets qui commencent à apparaître vers le sud.

 

P1030332

 

P1040002

 

 

 

 

Le chemin escalade une petite arête et nous emmène vers le Lac Blanc qui est... "bleu"

 

 

 

 

 

 

C'est dans un décor minéral de roches et de graviers que nous continuons notre ascension. Prochain objectif: le Col Termier.


P1030993


Le souffle se fait court, nous approchons des 3000m!


P1030302

 

 

Du Col Termier, 2898m, la vue est superbe sur le massif de la Meije, presque à portée de main...!

 

 

 

 

 

P1030994

 

 

 

Encore une pause et un petit "en-cas" au bord du petit lac, car le plus  dur reste à faire.  



 


 

 

Il s'agit maintenant de remonter la longue combe qui mène à un petit col entre les deux sommets du Galibier. Des cailloux, des cailloux, des cailloux, trois pas en avant, un en arrière....!

Sous le col, une petite cheminée nous oblige a effectuer quelques pas d'escalade et nécessite l'usage des mains. Pas bien long, ni difficile, mais la fatigue se faisant sentir, l'exercice est plus physique.

 

PICT4225

 

Un dernier rétablissement, et nous voilà au col entre le "sommet ouest", 3228m, notre objectif final et le "sommet est" 3219m. Ouahouou...!

 

Devant nous, le couloir de la Clapière file directement jusqu'aux Mottets, presque 1000 mètres plus bas, faut pas tomber....!

 

 

 

Encore un petit pas d'escalade pour prendre pied sur l'arête terminale qu'il faudra suivre en cherchant et suivant bien le balisage, car de chaque coté c'est le grand vide.

A droite, vers le nord, les Mottets et la Valloirette, à gauche vers le sud, le Col du Galibier et la Guisanne.

Et voilà la croix qui marque le sommet, ouf!

 

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Le panorama à 360° est toujours aussi époustouflant, du Mont Blanc et la Vanoise à L'Oisans avec la Meije, la Barre des Ecrins, le Pelvoux, plus au sud le Queyras, le Viso, l'Ubaye.


P1030310P1030308

 

On retrouve un randonneur autrichien accompagné d'un chien, un berger..... allemand, qui nous avait doublé dans la monté! Il a du porter son chien sur son dos pour passer la cheminée.....!

 

Re-casse-croûte, re-sac-sur-le-dos, re-cheminée (à la descente), re-Col Termier, re-truc...., on re-fait le chemin à l'envers, ej siav sap suov el erircéder ne reitne.....!

On retrouve le vert des alpages vers le Lac des Cerces avec plaisir, après toute cette journée dans le minéral.

 

P1040001


Il y a encore quelques fleurs, mais on sent que l'automne n'est plus loin.


Voiture...., pieds qui fument (...!), bière...., fin de rando classique, quoi....!

 

P.S.: Quand on effectue plusieurs fois le même sommet, on prend de moins en moins de photos. Aussi pour illustrer cet article, j'ai été rechercher des photos prises au cours de précedentes ascensions!

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 20:41

 

Randonnée du 15 juillet 2011

Album photos associé:   Pointe-des-Cerces

 

Il est des sommets où l'on aime revenir....!

Il en est ainsi de la Pointe des Cerces, au coeur du massif des Cerces, à cheval entre Maurienne et Briançonnais, charnière entre Alpes du Nord et Alpes du Sud.

Ce massif des Cerces, qui au sens large englobe les chaînons du Thabor et du Galibier, est d'accès relativement facile. Plus de 20 sommets culminent à plus de 3 000 m d'altitude.

La Pointe des Cerces se situe quasiment au centre de ce massif et affiche crânement ses 3 097 m.

Voilà pour les présentations.

 

L'été dernier, aux alentours du 14 juillet, j'avais envisagé de réaliser avec des amis un petit séjour rando en enchaînant plusieurs sommets au départ de mon camp de base de Valloire.

Au bout de deux jours la pluie et la neige nous ont chassé....! Mais nous avions tout de même eu le temps de réaliser l'ascension de la Pointe des Cerces et du Grand Perron des Encombres.

 

La Pointe des Cerces, montagne que j'apprécie particulièrement donc, est facile d'accès. Son ascension qui ne présente pas de difficulté majeure malgré ses 1 050 m de dénivelé, permet de réaliser un "3 000" et représente une belle randonnée d'initiation à l'altitude.

 

Le point de départ habituel se situe aux chalets des Mottets. Mais la piste est souvent en mauvais état et les voitures souffrent dans les ornières et les cailloux pour rejoindre le parking. Sinon, il faut partir de Plan Lachat, au bord de la route du Galibier et "se payer" presque 200 m de dénivelé et 3/4 d'heures de montée supplémentaires.

Ce jour là, pas de problème, c'est Jacques qui nous a conduit là-haut avec son S.U.V. (4X4 citadin, pour ceux qui ne connaissent pas!)

 

Le petit matin est un peu frisquet, il y a pas mal d'humidité dans l'air, ce qui a provoqué une rosée abondante dans la nuit. Cela donne des effets surprenants sur les grandes herbes et les fleurs qui bordent la piste militaire qui part en lacets vers le camp des Rochilles.

 

02 Rosée06 Les Tours de Notre Dame


Le soleil nous rattrape juste sous le cirque du camp militaire.

Au Col des Rochilles, un "en-cas" est le bien venu. En ce début d'été, le niveau des lacs est correct, plus élevé que l'année dernière à pareille époque.

Le Col des Cerces est atteint rapidement et l'on aperçoit enfin notre objectif, ce qui effraie un peu une des membres de la petite caravane.

 

11 Pause face à notre objectif


C'est un peu au-dessus du col que l'on trouve l'un des deux passages "délicats" de la randonnée: le chemin en dévers sous la Pointe des Banchets traverse un ravin qui descend droit dans le Lac des Cerces. Plus impressionnant, pour qui n'aurait pas le "pied montagnard", que dangereux!

Un deuxième casse-croûte dans le grand cirque sous les névés permet de se refaire une santé.

Et maintenant il faut prendre pied sur le "Névé des Cerces". Ce qui fut un névé permanent, même au plus fort de l'été, disparait désormais complètement en fin de saison et l'accès au sommet se fait bien souvent "à pieds secs" dans les éboulis et les graviers schisteux.


13 On attaque dans la neige!

 

Pourtant aujourd'hui, la neige est encore présente dans ce vallon exposé au nord. La pente raide et la petite arête à gravir sont bien gelées et un bout de corde va rassurer notre amie et lui permettre de vaincre ce petit passage, deuxième et dernier passage "délicat". J'ai dit "délicat", pas "dangereux", ni "difficile"...! Cela veut dire qu'il faut simplement être attentif!

 

 

<<Ha ben oui, Jacqueline, on repasse par là tout à l'heure, à la descente, à moins que d'ici là, on apprenne à voler...! Mais tu verras, tout se passera bien...!>>


15 Bientôt au sommet

Ca y est, on est dans la combe finale, les marches "marquent bien", seules la fatigue et l'altitude rendent les pas un peu lourds et le souffle court. On aperçoit la croix sommitale, le chien qui nous a emboité le pas dès le départ est déjà au sommet (à mon avis, il est du coin et doit connaître la balade par coeur!). De l'épaule des rochers de la Sauma, il ne reste qu'à suivre l'arête sommitale jusqu'au cairn.

 

 

Et voilà le travail. Premier "3000" pour Jacqueline, embrassades, photos souvenirs......

 

17 A y est, on est arrivé!


Et maintenant, le casse-croûte. J'ai le jambon, Maurice a le saucisson et Jacques le pâté....! Qui a le pain? Ha, c'est Dominique...!

Hhouihouihoui....poc! Tiens, un bouchon qui saute....! Doucement là, avec le rouge...! Bon, une demi-bouteille pour cinq, ça ira, mais pas plus, faut garder les idées claires et les jambes solides pour la descente...!


 

19 A méditer!

 

 

 

Au sommet, plantée dans le cairn consolidé par des planches, une croix en fer forgé porte en son centre une plaque émaillée avec l'inscription: "Je vaux ce que je veux". Belle maxime à méditer, là haut, à 3097m.

 


 

En montagne, la volonté compte pour beaucoup dans la réussite d'une course, une fois mis de coté les aléas inhérents au milieu et à la météo, bien entendu. Preuve en est encore aujourd'hui avec Jacqueline....

 

Le "tour d'horizon" à 360° permet d'admirer la majeure partie des Alpes, du Mont Blanc au Viso en passant par la Vanoise, les Ecrins.....!

Bon, si on rentrait, maintenant, nous ne sommes pas équipés pour bivouaquer....!

 

La descente du névé "en ramasse" fut un régal pour certains, quelque peu cahotique pour d'autres....!

"LE" passage délicat ? Pas de problème, avec un bout de corde, on passerait même en courant...!

 

Dans les vires herbeuses sous la crête des Rochers Marion, le bouquetin de service ce jour là nous attendait en broutant paisiblement.

34 Vers le Lac des Cerces, tranquillement

 

 

Col des Cerces, lac des Cerces, chemin balcon du lac des Mottets...., l'itinéraire de retour est parcouru sans problème, à part ces satanées chaussures qui pèsent de plus en plus lourd et le sac à dos qui parait se remplir de cailloux au fur et à mesure que l'on descend...!

 

 

 

Ouf, le parking est là, les sandales vont vite remplacer les grosses godasses...!

On va rentrer à l'appartement aux Verneys pour se rafraichir....Là on pourra se lâcher (heu, pas trop les gars, on repart demain pour 1000m....!)

 

Plus d'image sur l'album  Pointe-des-Cerces

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 22:50

Randonnée du 7 juillet 2011

Album photos associé: Col-Genepy

 

Il fait beau, ce matin du 7 juillet, la journée commence bien, mais la météo annonce des orages pour la fin de journée!

6h00 du matin, départ de Barberaz. C'est tôt, mais pour atteindre notre objectif du jour, il ne s'agit pas de traîner.

Surtout qu'il nous faut déjà rallier Pralognan et le parking au delà des Prioux, point de départ de la randonnée.

 

Nous voilà partis sur la piste d'alpage et nous arrivons bientôt aux chalets de Montaimont, déserts. Mais où sont les vaches?

 

01 Alpage de Montaimont


Le sentier suit la gorge du ruisseau descendant des glaciers. Déjà à cette heure matinale, le débit est important. Les glaciers subissent des températures excessives et leurs fronts régressent continuellement, on le constatera tout à l'heure.

 

La pente se redresse pour franchir un ancien verrou morainique, et nous débouchons dans le cirque du Génépy.

Sur un petit replat, là où se trouvait le petit refuge du Génépy, emporté par une avalanche il y a juste trente ans (en 1981), nous prenons le temps de faire une pause et observer les glaciers juste au dessus de nous.

 

03 Le Cirque du Génépy au pied des glaciers


Je n'étais pas revenu dans ce secteur depuis la fin des années 70 et j'avais le souvenir de glaciers qui descendaient bien plus bas que maintenant.

 

Pour rejoindre le Col du Génépy nous suivons l'arête d'une moraine bien dessinée, mais diantre, que c'est raide!

 

06 Houlà, que c'est raide!07 Belle géométrie


Les moraines sont constituées de blocs de roches plus ou moins gros et de galets, arrachés à la montagne par le glacier. Sur le sentier, les cailloux et le sable roulent sous les chaussures.... Tu fais trois pas vers le haut, tu redescends de deux.... Pfffff!!!....

Avec persévérence, nous finissons par atteindre le Col du Génépy. Un cairn imposant marque le passage qui permet de franchir la Crête de l'Argentine.

 

16 Groupés autour du Cairn


De l'autre coté du col, c'est le vallon de Rosoire et plus haut, le Glacier et le Passage homonymes par où se faufile l'itinéraire qui permet aux randonneurs glaciaires et skieurs de montagne de prendre pied sur les Dômes, entre les pointes de Labby et du Génépy.

Ce n'est pas pour nous. Enfin, pas aujourd'hui. Ha, ben tiens, j'y suis monté là haut...., au siècle dernier...., y'a trente ans justement...! P'têt que j'y retournerai..., un jour....!

 

Sous le col, coté Rosoire, un petit lac s'est formé dans un creux, qui n'est pas marqué sur la carte. Il y a peu, le glacier descendait jusque là....! Quand on vous dit que les glaciers "reculent"...!

Pendant la descente, occupés à regarder où nous posions les pieds, nous n'avons pas vu arriver les nuages, derrière les Dômes. Et juste comme nous arrivons au lac pour casser la croûte, une averse nous tombe dessus! Le pique-nique sous les ponchos, c'est pas agréable...

 

19 Petit lac sans nom20 Casse-croûte mouillé


Heureusement ça ne dure pas et nous reprenons notre route avec de larges éclaircies. Malgré tout le ciel reste menaçant.

La descente se poursuit à travers des éboulis où l'on trouve des blocs aux formes étranges. Du fait du "coup de froid", les fleurs se sont recroquevillées.

 

Nous retrouvons le sentier qui arrive du Col d'Aussois, un des itinéraires du Tour des Glaciers de la Vanoise et alors que jusque là nous n'avions rencontré personne, tout de suite c'est l'affluence, pas la cohue, non, mais il y a du monde qui monte et qui descend...!


25 Ritord

 

 

 

 

Aux Chalets de Ritord, ce doit être l'heure de la traite, les vaches se dirigent en colonne vers la station de traite.

 

 

 

 

 

 

Passage vers la petite chapelle de La Motte, magnifique, à proximité du refuge du Roc de la Pêche, plus "hôtel" que refuge, aux prix prohibitifs et dissuasifs...!

 

26 La haute vallée du Doron de Chavière

 

 

 

 

 

La piste semble longue pour atteindre le parking, surtout que l'orage menace encore, et que l'atmosphère est lourde.

 

 

 

 

 

A Pralognan, la saison bat son plein. Que de monde, ça va pas être facile de trouver une table en terrasse...!

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 22:20

Randonnée du 30 juin 2011

Album photo associé:  Col-du-Grand-Fond

 

En arrivant sur le parking de Treicol, j'ai compris que nous ne pourrions pas réaliser le circuit que j'avais envisagé!

 

GrandFond01 départ dans le brouillard


Il faut dire que la visibilité était réduite, le plafond très bas nous masquait la Pierra Menta pourtant plantée là, juste au dessus de nous, et la pluie tombée en abondance dans la nuit avait détrempé les alpages.

L'itinéraire que je voulais suivre à la descente aurait été trop dangereux dans ces conditions.

 

GrandFond02 on n'y voit pas grand chose!Il ne pleuvait plus. Après conciliabule entre les septs courageux qui avaient accepté mon invitation, la décision est prise de partir coûte que coûte, au moins jusqu'au refuge de Presset.

Capes de pluie à portée de main, antibrouillard allumés, nous voilà partis sur la piste à travers les alpages de Treicol et de Presset.

Nous avançons un peu comme des fantômes, le dernier de la maigre colonne ne voyant plus le "Chef", devant.


De temps en temps, le ciel semble s'éclaircir, on attend à tout moment la déchirure qui libérera le soleil. On le sent tout prêt, là juste au dessus de nous! Ben non, encore raté!

La montée se poursuit dans la pierraille qui a fait suite aux alpages.

Un coup de vent plus appuyé nous signale que nous ne sommes plus loin du Col du Bresson.

Voilà le cairn monumental trônant au milieu du passage.

 

GrandFond04 Col du Bresson


Côté Tarentaise, la visibilité est un peu meilleure et sur le chemin menant vers le refuge nous apercevons quelques bouquetins.

 

Puis vers les gros rochers surplombant le refuge et le lac, une harde d'environ trentes bêtes à cornes s'ébat, broute, grimpe sur les rochers sans s'occuper de notre présence. Seule l'approche à courte distance de deux d'entre-nous pour réaliser quelques photos les fait remonter de quelques dizaines de mètres. Mais à peine nos photographes ont-ils fait demi-tour que revoilà nos bouquetins sur les rochers!


GrandFond12 bouquetin curieuxGrandFond08 bouquetins alpinistes

 

Leur entêtement à rester sur ce coin s'explique par le dépôt de quelques blocs de sel, posés là par le gardien du refuge pour s'assurer de la présence de ces animaux emblématiques!

 

Il est midi, nous sommes au refuge, hé ben on va manger là, sur la terrasse.

Le ciel s'est un peu éclairci, nous monterons jusqu'au Col du Grand Fond après le café!

Dans le groupe de marche de ce jour nous étions trois chanteurs du "Choeur Alpin de T.L.C.", association de Barberaz dans laquelle j'exerce aussi mes activités d'animateur bénévole de randonnée. Un petit concert fut improvisé, qui charma les randonneurs présents et les gardiens du refuge.

 

GrandFond15 concert impomptu

 

Comme promis, nous fîmes un "aller-retour" jusqu'au Col du Grand Fond, juste pour apercevoir le Mont Blanc un très court instant dans une déchirure de nuage.

Quelques edelweiss tapis dans les herbes juste sous le col nous permirent de retrouver le sourire en réalisant quelques jolies photos.

 

GrandFond19 édelweissGrandFond24 Tiens, v'la l'Mont Blanc

 

Mon projet initial était de redescendre par la Brêche de Parozan. Mais comme je l'ai dit au début de ce billet, les alpages étaient détrempés par les pluies importantes des derniers jours, et il aurait été imprudent de s'aventurer sur les pentes raides qui surplombent Treicol.

Nouveau passage au refuge pour saluer le gardien et nous prenons le chemin du retour.

 

Le plafond s'est un peu levé, mais les sommets resterons cachés encore une grande partie de l'après-midi, et ce ne sera que lorsque nous serons en vue des voitures que le soleil pointera le bout de son nez! Trop tard!....

 

GrandFond28 y aurait pas pu faire ce temps ce matin?GrandFond29 la Pierra Menta, enfin, il était temps!

 

Après le passage obligé à la coopérative laitière de Beaufort pour quelques achats, (voir le site internet: http://www.cooperative-de-beaufort.com/, vous pouvez même acheter du fromage en ligne! ), nous rentrerons directement à Chambéry, sans passer par la case "terrasse". Aujourd'hui, nous ne l'avions pas mérité!...

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