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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 14:20

 

Dans un premier article sur ce voyage, je vous ai présenté l'épisode du Téraï et du Parc national Royal Chitwan.

Voir l'article : http://montagnesdepierre.over-blog.com/article-voyage-au-nepal-automne-2012-1ere-partie-le-terai-114475315.html

 

Dans ce nouveau paragraphe, je vais vous décrire le trek réalisé sur « Le Balcon des Annapurnas »

 

Nous voilà donc arrivés à Pokhara.

Pokhara, troisième ville népalaise par sa population, capitale touristique de l'ouest, se présente un peu comme Grenoble en France, au pied des montagnes. En effet, le Dhaulagiri, la chaîne des Annapurnas et celle du Manaslu, sommets qui culminent tous à plus de 8 000 m d'altitude, sont visibles depuis la ville ou les faubourgs.

 

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A l'ouest de la ville, le Lac Phewa attire nombre de visiteurs, partant sur des barques vers le temple World Peace Stupa qui domine le lac sur la rive opposée.

Rien de bien intéressant à Pokhara, sinon les encombrements, la pollution, les nombreuses boutiques « à touristes », beaucoup de magasins vendant des articles pour la montagne, enfin, des « copies » d'articles... !


De bonne heure le lendemain, un bus nous emmène à Kande, où nous rencontrons l'équipe d'accompagnement, composée de notre « sirdar », de deux assistants et cinq porteurs.

Les charges sont réparties entre les porteurs, pas plus de 30 kilos chacun, et nous voilà partis pour huit jours de randonnées.

Aussitôt nous faisons connaissance avec ce qui va être notre quotidien pendant tout ce trek : les « marches népalaises » : des larges, des étroites, des hautes, des moins hautes... ! Les genoux vont souffrir.


Le belvédère du Camp des Australiens nous permet d'admirer notre premier panorama : gros plan sur la chaîne des Annapurnas et le Machapuchare !

 

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Puis nous suivons un chemin en balcon, tantôt montant, tantôt descendant, traversant des hameaux (ou villages) au milieu d'un paysage bucolique à souhait. Des cultures partout, des terrasses très bien entretenues, la moindre parcelle est cultivée.... !

Nous avions déjà vu des paysages similaires dans les montagnes du Haut Tonkin, au Viet-Nam... !


Dans le fond de la vallée, profonde, la rivière Modi Khola charrie les eaux des glaciers de l'Annapurna.

Nous arrivons au lodge de Tolka en fin d'après-midi. Nous sommes accueillis avec un thé et des gâteaux. Ce cérémonial se répétera tout au long de notre voyage.

Sur le soir, nous assistons à notre premier coucher de soleil flamboyant sur l'Annapurna.

 

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A la fin du repas, en guise de digestif, Hari nous offre de l'alcool de millet. Les porteurs nous font une démonstration de danses locales.


Le lendemain notre objectif sera Ghandruk, mais auparavant, il nous faudra descendre tout au fond de la vallée de la Modi Khola, 700 mètres plus bas et remonter presque autant !

Toujours des rizières, des champs de millet, sur des terrasses parfaitement entretenues.

Arrivés au gîte et après le cérémonial du thé, nous partons pour une petite visite du village.

Comme dans les autres villages, les habitants sont agriculteurs et tous s'affairent dans les champs.


Avant de rentrer au gîte nous faisons un détour par le temple bouddhiste, où nous n'oublions pas de tourner les moulins à prière pour attirer l'attention du Bouddha sur nous et lui envoyer des prières.

 

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Troisième jour de trek, nous continuons notre chemin qui va nous emmener à Tadapani, notre étape du soir, et là encore, des champs en terrasses, les paysans en plein travail et toujours les Annapurnas et le Machapuchare dans les objectifs de nos appareils.

A Tadapani notre lodge se situe face aux Annapurnas, et le soir de nouveau nous assistons à l'embrasement de la montagne.


Nouveau jour de trek, nous continuons de monter pour passer un col à 3180m, le Déoralipass, non loin de Ban Thanti ou nous déjeunerons. Mais auparavant il nous aura fallu descendre dans une gorge impressionnante et remonter tout un vallon envahi par la végétation, où les singes « langurs » ont élus domicile.

Juste après le col, nous voilà face au Dhaulagiri, citadelle à 8172m, plus impressionnant que les Annapurnas car le fond de vallée à ses pieds se situe plus de 6000m plus bas !

 

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Un magnifique belvédère au dessus de Ghorépani, notre quatrième étape, permet d'admirer tout à la fois Dhaulagiri, Annapurnas et Machapuchare. Les appareils photos crépitent et flashent à tout va !


Nous arrivons donc à Ghorépani par une magnifique descente face au Dhaulagiri. Ce village à 2860m d'altitude se situe sur un col très fréquenté car c'est par là que passe l'itinéraire du « Tour des Annapurnas », trek d'envergure qui franchit un col au nord du massif, le Thorung La Pass à 5416m. Autant dire qu'il y a de l'animation dans les ruelles et dans les lodges.


Je passe la séance photo « coucher de soleil sur.... » pour arriver de suite au lendemain, à un horaire très matinal, 4h00, (je vous avais bien dit très matinal...!) car nous devons grimper jusqu'au sommet de Poon Hill à 3210m pour assister au lever de soleil. Et tous les trekkeurs en transit à Ghorépani sont là eux aussi... ! Pas loin de 300 personnes en attente dans le froid.... !

Bon, je ne vous cache pas que ça valait quand même le coup de monter, et par ailleurs on sacrifie à ce rite partout dans le monde : Au Piton des Neiges à La Réunion, sur le volcan Teide sur l'île de Tenerife aux Canaries, en Bolivie, au Honeck,.... ! C'est peu dire... !

 

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Voilà. Le soleil est levé, on se dépêche de repartir avant la cohue car le petit déjeuner nous attend !

Ensuite nous entamons la partie peut-être la plus éprouvante du trek, la descente vers Tikhedungga.

Éprouvante car cela représente 1700m de dénivelé négative, sur un chemin en escalier sur plus des trois quart du trajet ! Aie aie aie les genoux... !

 

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Heureusement une grand pause repas à Banthanti nous a permis de récupérer un peu.

Nous retrouvons les cultures que nous avions un peu abandonnées ce dernier jour, et de nombreux arbres sont encore fleuris.

L'arrivée au village est précédée par le franchissement d'un pont népalais au dessus d'un torrent en furie.

Le village est envahi de chinois ou japonais qui font un cirque pas possible... !


Belle journée que celle de cette sixième étape, car nous allons nous balader dans les champs. Nous effectuons une grande boucle au dessus de Tikhedungga en passant par les villages de Sabet et Sarkyum avant de rejoindre Birethanti.

 

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C'est la pleine saison des moissons et tous les agriculteurs sont dans les champs : faucheurs, moissonneurs, batteurs, laboureurs, tous s'activent dans leurs spécialités.


Nous rejoignons ensuite une piste en construction, un progrès immense pour les habitants de la vallée, qui voient ainsi leurs villages désenclavés et ouverts, mais gare aux effets négatifs que cela peut engendrer.

Jusqu'alors, la piste « carrossable » s’arrêtait à Birethanti, notre étape du jour où nous arrivons en fin d'après-midi.

Et là, tout de suite, nous pouvons observer les effets négatifs mentionnés plus haut et provoqués par l'arrivée de la route : encombrements dans la seule rue du village, poussière, pollution provoquée par le passage incessant de 4X4 aux moteurs mal réglés , pétarades,... et afflux de touristes … !

Birethanti, traversé par la rivière Modi Khola, est le point de départ du trek vers le Camp de base de l'Annapurna et de ce fait on y rencontre de nombreux groupes de trekkeurs.


Le lendemain matin nous rejoignons Nayapul et la « route nationale ». Un bus local nous attend et nous emmène jusque Naudanda à environ une heure de route.

 

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Une magnifique piste en balcon sur la vallée nous conduit jusqu'au belvédère de Sarangkot, station touristique au dessus de Pokhara et du Lac Phewa.

Un dernier coucher de soleil sur le massif de l'Annapurna et le Machapuchare, une soirée d'adieu pour notre équipe d'accompagnement, sirdar, sherpas et porteurs, il ne nous reste plus qu'à « dégringoler » jusque Pokhara. Sarangkot est un site réputé pour le vol libre et nous sommes survolés par une multitude de parapentes, delta-planes et même des aigles qui se joignent à eux. Une fille de notre groupe d’ailleurs à choisi la voie des airs pour rejoindre Pokhara et mettra moins de temps que nous pour descendre les six cents mètres de dénivelé négatif.

 

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Un temps libre dans les rues grouillantes de la ville en attendant l'heure du déjeuner et le transfert à l'aéroport.

Voilà, ce deuxième épisode de notre voyage se termine par un vol jusque Katmandou avec la compagnie « Yéti Airlines » !

 

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Nous resterons deux jours dans cette mégalopole hyper encombrée et polluée, où nous visiterons les sites majeurs : Bhaktapur, l'ancienne cité impériale, Pashupatinath, lieu des crémations rituelles, Bodnath et sa stupa géante, et d'autres quartiers tout aussi grouillants d'une populace d'autochtones et de touristes.

La dernière soirée se passera dans un restaurant « typique » avec spectacle et musique, ..... oui, bon, fallait voir...., bof.... !


Le lendemain, envol pour Lukla et le Khumbu, mais cela fera l'objet d'un troisième récit.... !

 

Voir le diaporama complet ici: link

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 18:25

Du 25 octobre au 15 novembre 2012, Dominique et moi avons effectué un voyage au Népal organisé par l'agence « Allibert ». (  http://www.allibert-trekking.com/ )

 

Nous avons visité trois régions de ce pays : Le Téraï, au sud vers la frontière avec l'Inde, pays de jungle, le pays de l'Annapurna, où nous avons effectué le trek des « Balcons de l'Annapurna », enfin le Khumbu, pays des sherpas et de l'Everest.

 

Je vous présenterai donc ce voyage en trois chapitres dont voici le premier, « Safari-photo au Téraï ».

 

Arrivés à Katmandou en soirée après 18 heures de voyage, dont une escale de plus de 6 heures à Abou-Dabi, nous devrons pour dîner nous rabattre sur un snack.... « K-F-C » ... ! Pour un repas typique népalais, il faudra attendre... !

 

Nous quittons de bonne heure Katmandou par une route « défoncée » et saturée.

 

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Nous mettrons plus d'une demi-journée pour rejoindre le « Royal Chitwan National Park », pourtant à moins de 200 km de Katmandou, où nous nous installerons pour deux nuits. Nous sommes dans la jungle, non loin de la frontière avec l'Inde.


 

 

 

Le premier après-midi est consacré à une balade dans un village de paysans. La région est riche, c'est l'époque de la moisson du riz et tout le monde participe aux travaux des champs.

 

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Nous rentrons au lodge en suivant un petit moment la rivière « Rapti » que nous aurons l'occasion de mieux découvrir le lendemain.

 

 

 

 

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En cours de chemin, à proximité du village, nous croisons un... rhinoféroce en balade.. ! Il ne semble pas agressif, mais nous ne sommes pas bien rassurés.


 

 

 

 

 

Le soir après le repas, une troupe de danseurs locaux vient animer la soirée en nous présentant un spectacle folklorique.

 

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Le deuxième jour, donc, nous embarquons dans un camion 4x4 pour rejoindre un « embarcadère d'éléphants » et nous partons pour un safari-photo dans la jungle.

 

Notre « véhicule tout-terrain » n'est pas très confortable, ça balance d'un coté à l'autre, ça nous donne le mal de mer, et là, il n'y a pas de « sacàvomi » dans la « boite à gants ». (D'ailleurs y'a pas de « boite à gants »... !)

 

 

Nous sommes à la recherche du seigneur de la jungle, le tigre du Bengale !

Mais nous n'aurons pas la chance de le rencontrer. Certainement que lui, il nous a vus, mais bien tapi dans les hautes herbes, il est resté invisible.

Par contre nous avons déniché des daims sauvages, observé des rhinoféroces dans un marigot, des oiseaux...

 

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Descendus de notre « baldaquin mouvant » nous allons embarquer sur des pirogues pour faire une descente sur la rivière « Mopti ».

 

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Buffles, oiseaux, échassiers, palmipèdes et... crocrodiles, vivent dans l'environnement de la rivière.

 

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Notre frêle embarcation ne dépasse pas de beaucoup la surface, pas question de laisser traîner les mains dans l'eau, car depuis la rive nous sommes observés... !

 

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Sur le retour vers notre base, nous visitons un élevage d'éléphants et nous assistons au bain des pachydermes, moment très apprécié de ces gros zanimaux.

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Le lendemain, nous quittons la région du Téraï pour Pokhara, au pied du massif de l'Annapurna, où à l'approche de cette ville, la troisième en population du Népal, nous apercevons pour la première fois LA montagne, en l’occurrence, le massif du Manaslu.

 

NEPAL2012-033

Le deuxième volet de ma « trilogie » sur ce voyage au Népal, "les  Balcons de l'Annapurna", fera l'objet d'un autre chapitre, à paraître bientôt... !

A suivre, donc... !

 

Diaporama ici (mise à jour du 12 octobre 2013):link

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 19:56

Trek dans l'archipel des Canaries et ascension du "Pico del Teide" les 18 et 19 novembre 2010

Album photo associé:  Canaries

 

Le point culminant de l'Espagne ne se trouve pas dans les Pyrénées ni dans une Sierra quelconque comme on pourrait le penser, mais dans l'archipel des Canaries, sur l'île de Ténérife plus exactement.

Il s'agit du Pico del Teide, un volcan en sommeil relatif, qui culmine à 3718m d'altitude.

 

Canaries-23 Le Teide


Pour en savoir plus sur ce volcan, rendez-vous sur Wikipédia:<< http://fr.wikipedia.org/wiki/Teide >>

 

Avec Dominique, nous avons réalisé l'ascension de ce sommet au cours d'un trek "Allibert" de quinze jours en novembre 2010.<< http://www.allibert-trekking.com/pro_id/860/119-randonnee-le-teide-canaries.htm >>

 

 

Nous avons randonné sur trois îles, successivement, La Goméra, Palma et enfin Ténérife.

Voici le descriptif succinct de ce voyage:

"Rivières de lave et mer de nuages, barrancos profonds, oasis verdoyantes et forêts luxuriantes, langage du vent et jeux de lumière, ainsi se résume l’atmosphère volcanique de ce voyage sur les îles Fortunées. Du bord de l’Océan aux 3 718 mètres du Teide, en passant par le parc national du Garajonay, la caldeira de Taburiente et les barrancos de Masca, Valle Gran Rey et Las Angustias, ces trois îles dévoilent toutes les splendeurs de l’archipel."


 Canaries-16 Youkas Canaries11 Lac de lave à Palma

 

Des "caldeiras" (cratères ou "enclos"), des "barrancos" (gorges, canyons), des coulées de lave, la "laurisilva", forêt primitive composée de lauriers, fougères arborescentes, ifs et tilleuls,les forêts de "pins canariens", du soleil, du vent, des nuages, la mer toujours au bout de la randonnée, ce fut un voyage fabuleux.

Une semaine pour découvrir La Goméra et Palma, une autre pour Ténérife, c'est court. Mais je pense qu'on a vu l'essentiel.

 

Le séjour à Ténérife s'est terminé en apothéose.

Il s'agissait de gravir le point culminant de l'archipel comme expliqué plus haut, El Pico del Teide, qui affiche crânement ses 3718m d'altitude à moins de 20 kilomètres à vol d'oiseau de la côte.

Mais notre gîte se trouvait lui à 10m! Allez, je vous le mets à 15m, avec les deux étages à monter!...

 

A midi, nous déjeunons sur la terrasse du restaurant, face à la mer.

A 13h00, les camionnettes nous emmènent dans la caldeira du Teide, au lieu dit "Las Caňadas", à 2348m, départ du chemin menant au refuge Altavista, qui lui se trouve à 3260m d'altitude.

Nous avons donc 960m de dénivelé à grimper.

Nous sommes à 28° de lattidude nord, donc pas loin du tropique. En altitude certes, mais il fait chaud, très chaud!

L'itinéraire se déroule tout d'abord dans des pentes sableuses, puis au milieu des coulées de lave.

Canaries-71 Dans la lave

Canaries-36 Monté Bianca


Nous passons à proximité d'un petit sommet qui s'appelle"Montagňa Blanca", le bien nommé!

Le contraste est saisissant entre les zones sableuses, éblouissantes comme sur la neige, et les pentes couvertes de cendres et de lave, grises.

La piste large et peu pentue se transforme en un sentier de montagne qui zigzague au milieu des blocs de lave.

Peu de végétation dans cet univers minéral; quelques graminées, des lichens, survivent dans un environnement hostile!

Il fait très chaud (ah, je l'ai déjà dis! ah oui, mais que voulez-vous, le soleil tape dur!...)

 

 

Après presque quatre heures d'effort, le refuge estCanaries-69 Le refuge en vue.  

 

 

L'installation est laborieuse, un groupe bruyant et désordonné de jeunes allemands est arrivé avant nous et il nous est difficile de trouver nos places.

 

 

Tout s'arrange enfin et il faut préparer le repas.

Des pâtes, ben tiens! je connais ça, dans d'autres montagnes!

 

Canaries-41 Le soir

Nous ne nous éterniserons pas à la veillée, car le réveil sera très matinal! Juste le temps d'admirer le coucher du soleil sur l'océan et les îles proches, Goméra, Palma.

La terre s'enfonce dans l'obscurité, nous restons encore ici dans la lumière, comme sur une île dans l'île!... (enfin, vous voyez ce que je veux dire...)

 

 

 

 

 

3h00, debout là dedans!... Quoi, déjà? Ben oui, si tu veux voir le lever du soleil....

Le p'tit déj passe mal à cette heure incongrue. Faut se forcer!

A tâtons, nous bouclons les sacs, laçons les chaussures, et nous nous enfonçons dans la nuit noire, à la frontale, en une longue procession de lucioles (oui, tout le monde part en même temps, 80 personnes à la "queue-leu-leu" sur le sentier)

 

Canaries-43 départ matinalCanaries-44 à la frontale

 

Il fait froid, une petite bise nous fouette le visage. Contraste extrême avec la veille!

Nous passons à proximité de la gare supérieure du téléphérique et nous poursuivons l'ascension sur un chemin dallé!

C'est pour les touristes, ceux là qui passent leurs journées dans les complexes hôteliers au bord de la plage, en majorité des Allemands et des Hauts Landais (heu, je suis pas sûr de l'ortaugrafe, là!) que le téléphérique a été construit et que le chemin a été aménagé! Et peut-être aussi pour les scientifiques qui viennent faire des relevés et des expériences sur le cratère!

Mais à cette heure encore très matinale, ces touristes doivent encore ronfler et cuver leurs bières!...

 

Des fumerolles nous entourent, des odeurs de soufre nous agacent les narines à la limite de l'écoeurement, des jets de vapeur brûlante jaillissent par endroit.

Et c'est le sommet, 3718m. Et comme toujours, lorsque l'on arrive sur un sommet, c'est un instant grandiose: satisfaction d'arriver au sommet après une longue ascension, vue formidable, ...

Mais ici, dans cet environnement particulier, c'est encore plus grand!

 

Canaries-48 Voilà le sommetCanaries-46 Prémices de l'aube

 

 

L'aube pointe à peine quand nous arrivons au sommet, et on attend. Engoncés dans nos vêtements chauds, blottis dans des encoignures de rochers, on attend que "Sa Majesté Roi-Soleil" veuille bien pointer le bout de son nez.

Autour de nous, les jeunes allemands s'interpellent, crient, se chamaillent...

 

Enfin, Le voilà, d'abord un rayon timide qui passe l'horizon, loin, très loin, au delà de l'île de Fuerteventura à plus de 250 km de distance!

 

Canaries-50 Ha, le voilà!Canaries-53 On reste coi!

 

A cet instant, comme par magie, plus un bruit; silence total, angoissant presque...

Tout le monde se tait, pris par l'émotion, (si, je vous jure!) et l'astre solaire commence sa lente montée, jusqu'à se découvrir complètement.

 

Canaries-55 Et voilà!

Personne ne parle encore, seuls les crépitements  des déclencheurs d'appareils photos viennent troubler le silence...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Canaries-61 L'ombre projetée sur la mer

 

Coté ouest, à l'opposé donc du soleil, le volcan projette son ombre en forme de cône sur la mer, où il fait encore nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faudra encore attendre un petit moment pour que l'agitation reprenne sur le sommet environné par les fumeroles.

Photos souvenirs pour immortaliser cet instant magique et il faut penser à la descente.

 

Canaries-60 La photo souvenir

 

Les polaires sont quittées petit à petit, et c'est en tee-shirt que l'on retrouve le refuge.

Nous y mangeons un morceau, buvons un coup, et nous reprenons notre descente dans les cendres, les coulées de lave.

Cà et là, quelques arbustes rabougris, quelques fleurs courageuses arrivent à pousser, mais c'est après avoir traversé un univers minéral que l'on retrouve les voitures.

Arrivés au bord de mer, le restaurant nous attend pour un "repas tapas". La fin d'après-midi nous voit "à la playa" et dans l'eau (22°, pour une mi-novembre, ça vous dit?), histoire de décontracter nos petits mollets fatigués.

 

Canaries-33 Playa de San Juan


Demain, c'est l'avion, retour à la maison....

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 22:53

Voyage au Chili et Bolivie du 6 au 27 octobre 2007 et ascension du Licancabur le 15 octobre 2007

Album photo associé:  Ascension du Licancabur, 5916m, Bolivie

 

Au cours de l'automne 2007, avec Dominique nous sommes partis en treck avec l'agence ALLIBERT, destination le Chili et la Bolivie.


24 Chili25 Bolivie

 

Ce voyage de trois semaines, dénommé "Déserts des Andes centrales" proposait un périple au départ d'Antofogasta, à travers le désert d'Atacama, San Pedro d'Atacama, les Lagunas Toyato et Miniques au Chili, la traversée de l'altiplano bolivien par les Lagunas Verde, Bianca, Colorada, le Grand Salar d'Uyuni, le Salar de Coïpasa, le retour au Chili par le Salar Surire, le Lago Chungara, et enfin retour à la civilisation par Arica à l'extrème nord du Chili.

 

Trois ascensions de volcans ont "corsé" ce fabuleux voyage: l'ascension du Licancabur, 5916m, à la frontière Chili-Bolivie, le Belvédère du Tunupa, 4600m, sur les bords du Salar d'Uyuni, enfin le Cerro Rojo, 5356m vers le Salar de Surire.

 

Ces ascensions étaient facultatives et Dominique ne s'est lancée que sur le Tunupa. Essai réussi, avec un peu de difficulté mais beaucoup de ténacité elle est arrivée à l'altitude de 4600m. Belle victoire pour elle, "son Everest".

 

"A chacun son Everest" est une association dirigée par Christine JANIN, médecin et alpiniste de renom qui aide des enfants malades à "guérir mieux"en atteignant leur sommet.

Allez visiter son site, c'est émouvant.

http://www.achacunsoneverest.com/

Dominique et moi sommes en bonne santé, mais ni elle ni moi n'avions jamais tutoyé des sommets si élevés. Pour ma part mon maximum avant ce voyage était le Mont Blanc du Tacul, à 4248m, et c'est avec un peu d'appréhension que nous avons abordé ce treck. Comment allions nous supporter ces altitudes?

 

La première semaine fut consacrée à l'approche des Lagunas Tuyato et Miniques et le Salar Agua Caliente par un circuit qui nous amena vers 4200m. Puis le retour sur San Pédro de Atacama à 2500m et la montée vers le site des geysers du Tatio à 4200m parachevèrent notre acclimatation. Jusque là tout allait bien. 

 

Situé juste à la frontière, le refuge du Parc national Eduardo Avaroa est la base de départ pour l'ascension de ce géant qu'est le Licancabur.


27 Objectif Licancabur

 

A 4350m, les nuits sont difficiles, le sommeil agité, la tension due au challenge du lendemain n'arrange pas les choses. D'autant plus que le concert gratuit des ronfleurs animera cette courte nuit qui s'achèvera vers 3h00 du matin.

Le petit déjeuner difficile à avaler précèdera le départ en 4X4 jusqu'au départ de la "course", vers 4600m, après plus d'une heure de trajet sur des pistes cahoteuses.

 

Et c'est le début de l'ascension dans la nuit noire. La température devait avoisiner les -10 degrés. Le système "trois couches" habituel pour se protéger du froid avait été remplacé par un "quatre couches"!!! Et c'était nécessaire!


28 Licancabur0129 Licancabur02

 

Notre guide local (dont j'ai oublié le nom) prit le bon rythme dès le départ. On avait l'impression de se traîner, mais aller plus vite aurait été synonyme d'asphyxie.....

Les lampes frontales éclairaient le chemin bien tracé qui serpentait dans les cailloux et nous faisait prendre de l'altitude progressivement.

Une lueur palote commença à remplacer la nuit, loin vers l'est, par dessus des volcans bordant l'altiplano. Le fond de la vallée occupé par les lagunes était encore invisible.

 

"4800m", altitude du Mont Blanc, tout va bien, "4900", "5000m", je franchis un cap!

Le jour gagne peu à peu sur la nuit, l'horizon s'embrase, on devine désormais les sommets qui nous environnent, les lagunes apparaissent là-dessous, la "Verde", la "Bianca", trés pales...

 

36 Licancabur09Toutes les demi-heures, une pause "obligatoire" permet de reprendre le souffle et grignoter une barre ou quelques noisettes.

A 5400m, certains commencent à ressentir les premiers symptômes respiratoires. L'adjoint du guide avait une petite bombonne d'oxygène dans le sac, et plus d'un d'entre nous eut recours à une petite lichette qui les refaisait repartir d'un bon pas.

 

Je n'ai pas eu besoin de me "réoxygéner" de cette manière, mais par contre le guide m'avait donné à machouiller et chiquer des feuilles de coca tout le long de l'ascension, et ma foi cela semble avoir été efficace.

Ca monte, encore et encore, désormais le sentier se déroule dans des scories, on avance de trois pas et on redescend de deux...

Le jour est complètement levé, les lagunes scintillent très loin en dessous et seul le volcan Juriques, plus proche voisin du Licancabur, qui affiche 5680m à l'altimètre, semble encore lutter avec "notre" volcan, pour savoir qui l'emportera. Mais le Juriques va céder, et maintenant autour de nous, plus rien ne nous dépasse, sauf le sommet tout proche désormais.

 

"5800m", le souffle se raccourcit, les pas s'alourdissent, le rythme diminue, les pauses sont de plus en plus rapprochées. Quelques compagnons de course ont déjà rendu les armes et fait demi-tour, épuisés. Nous les retrouverons au refuge.

 

Quelques rochers à franchir, et c'est le sommet:


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C'est "ENORME!!!" comme dirait un présentateur TV!

Fabuleux, le monde est à mes pieds, plus rien ne domine (ouh, voilà que je délire, l'altitude sans doute......

41 Licancabur14

 

Je regarde mon altimètre: "5915m".

Challenge réussi! 

 

Il est presque 13h00. 7h30 auront été nécessaires pour vaincre ce sommet!

 

 

 

 

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Un petit lac gelé occupe le centre du cratère. Je ne pense pas qu'il puisse y avoir le moindre être vivant dans ces eaux glacées!

 

 

 

 

 

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Au loin, très loin, d'autres volcans, d'autres géants qui culmin  e nt à plus de 6000m, mais ils semblent tout petits....

 

 

 

 

 

Difficile d'avaler quoique ce soit, les photos souvenirs s'enchaînent, et il faut penser à redescendre.

 

 

Par un autre versant, une traversée nous amène à un petit col qui domine un couloir, "LE" couloir, ah mes amis, quelle descente, une "ramasse" d'enfer, 1000m de dénivelé dans les scories, génial.

Quelques pénitents de glace subsistent çà et là, nous sommes en octobre, c'est le printemps austral!


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A l'endroit où notre itinéraire doit quitter le couloir pour nous ramener à nos véhicules, quelques rochers émergent des scories.

Et là, une simple croix de bois signale un terrible accident survenu peu de temps auparavent, où une randonneuse allemande a dévissé sur les névés, et est venue se fracasser contre ces cailloux. Quelques mètres à coté, et elle passait sans dommages.... La montagne est cruelle, même aux antipodes....

 

C'est couverts de cendres que nous arrivons aux véhicules. Le retour au refuge permit à certains de prendre un acompte sur la sieste à venir, et c'est en fin d'après-midi bien sonnée que nous retrouvâmes la quiètude et la chaleur du gîte.

Une bonne soupe chaude nous remit d'aplomb. La distribution des diplômes finit cette journée épuisante, mais combien grandiose.

 

Sur les quinze membres "touristes" de l'expédition, nous sommes partis à dix du refuge pour tenter cette aventure, accompagnés par nos deux guides français et deux guides du parc national. Au sommet nous n'étions plus que six, quatre d'entre nous ayant renoncé en cours d'ascension.

Ce fut une belle épreuve, les deux autres ascensions furent tout aussi belles, mais l'acclimation avait été bien menée, et c'est sans doute pour cela que pour ma part la réussite fut totale.

A quand et où la prochaine expédition en haute altitude?

 

J'ai vaincu là mon "premier Everest"! J'espère que j'aurai de nouvelles occasions d'en gravir d'autres.......!!

51 Reflet du Licancabur dans la Laguna Verde

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